Gabriel Garcia Marquez, orfèvre des mots, est mort.

Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature 1982, l’un des plus grands écrivains du XXe siècle, est mort à son domicile de Mexico jeudi 17 avril. Il était âgé de 87 ans. Son œuvre a été traduite dans toutes les langues ou presque, et vendue à quelque 50 millions d’exemplaires. L’auteur de « Cent ans de solitude » était surnommé « Gabo » dans toute l’Amérique latine.

Gabriel Garcia Marquez n’est plus. Un des pères de la littérature latino-américaine s’en est allé, laissant un continent, et au-delà, des millions de lecteurs à travers le monde, orphelins d’un des plus grands écrivains du XXème siècle. Gabriel Garcia Marquez était un orfèvre des mots, un artisan de la littérature, un maître du roman qui avec « Cent ans de solitude », réussit l’exploit, en un ouvrage, de faire jaillir l’essence même de l’Amérique latine. Rendre aujourd’hui hommage à « Gabo », c’est essayer avant tout de comprendre l’écrivain, le latino-américain qu’il fut, et lire son œuvre au travers de ses yeux. Gabriel Garcia Marquez était un homme de progrès, un pourfendeur de l’impérialisme qui a si longtemps ravagé l’Amérique latine. Il a traversé l’histoire tumultueuse de ce continent à la fois témoin et acteur de ce XXème siècle si tourmenté pour les peuples latino-américains.Gabriel Garcia Marquez était un géant, une figure de cette génération d’écrivains fabuleux de Borgès à Amado qu’a offert l’Amérique latine à la littérature mondiale. Il restera la fierté d’un continent, un écrivain universel si passionnément latino-américain.
Présidents, écrivains et célébrités ont unanimement salué le prix Nobel colombien de littérature Gabriel Garcia Marquez, géant des lettres latino-américaines.
« Mille ans de solitude et de tristesse pour la mort du plus grand Colombien de tous les temps », écrit le président colombien, Juan Manuel Santos, en référence au chef-d’œuvre de Garcia Marquez Cent ans de solitude, publié en 1967. « En hommage (…), j’ai décrété un deuil national de trois jours », a-t-il déclaré lors d’une allocution solennelle à la télévision. Juan Manuel Santos a également donné l’ordre de « mettre le drapeau en berne dans toutes les institutions publiques. Nous espérons que les Colombiens feront de même dans leurs maisons ». Dans sa réaction à la mort de l’écrivain, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a lui aussi fait référence au roman traduit en 35 langues et publié à 30 millions d’exemplaires dans le monde. Et Selon la romancière chilienne Isabel Allende, Garcia Marquez « fut la voix qui a raconté au monde qui nous sommes et nous a montré à nous, Latino-Américains, qui nous sommes dans le miroir de ses pages. La seule consolation est que son œuvre est immortelle ».

Quelques œuvres de « Gabo » à lire, à relire ou à découvrir….

Des feuilles dans la bourrasque
Pas de lettre pour le colonel
La Mala Hora
Cent Ans de solitude.
L’Automne du patriarche
Chronique d’une mort annoncée
L’Amour au temps du choléra
Les Funérailles de la Grande Mémé
L’Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique
Journal d’un enlèvement
Et le premier tome de ses mémoires : Vivre pour la raconter – Ed. Grasset, 604 p.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s