Le Molière de la trahison est décerné à…

Bravo à Philippe Torreton ,lors de la cérémonie des Molière, le 2 juin dernier, d’avoir choisi d’en décerner un à « Tous les intermittents du spectacles » et bravo aussi à l’acteur Nicolas Bouchaud d’avoir décerné le Molière de la meilleure trahison, « à François Rebsamen, ministre du travail, pour son rôle d’employé du MEDEF ». Je m’associe pleinement à cette dénonciation des attaques sans précédent contre la protection sociale et les droits des chômeurs, des précaires et des intermittents ainsi que l’asphyxie financière du service public de la Culture et de la Communication.

Parce que je pense qu’il ne peut y avoir de politique de gauche sans une grande ambition pour l’art et la culture, je m’associe aux nombreux appels qu’ont adressés les organisations professionnelles, les élus et les acteurs culturels au Ministre de la culture, au Ministre de l’emploi et au Premier Ministre.
Il est demandé à ces derniers de ne pas ratifier l’accord sur l’assurance chômage du 22 mars dernier. En dépit de l’opposition des deux syndicats majoritaires (CGT-CGC), cet accord devrait entrer en application dès le 1er juillet prochain.
Il s’agit d’ un véritable déni de démocratie sous la pression du patronat et d’un passage en force que je condamne avec la plus grandes vigueur.. Je renouvelle ma solidarité avec les intermittents en lutte dont je soutiens toutes les actions qu’ils jugeront utiles de mener dès maintenant et durant l’été.

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Philippe Torreton lors de la cérémonie des « Molière », le 2 juin dernier,

Pourtant, comme le rappelle plus d’une soixantaine de signataires dans une lettre adressée au Premier ministre, une alternative existe ! Des propositions précises pour une réforme équitable et durable ont été formulées, après un long travail entre les organisations professionnelles et le comité de suivi parlementaire auquel participe Pierre Laurent, secrétaire général du PCF. Elles demeurent ignorées par le patronat et les signataires de l’accord du 22 mars. Pourtant, si le gouvernement l’agréait, cet accord pénaliserait très lourdement les salariés les plus précaires et les structures les plus fragiles.
Le gouvernement serait bien inspiré d’entendre les protestations non seulement des professionnels de la culture mais également des centaines de parlementaires et d’élus locaux qui défendent le développement et l’aménagement culturel de leurs territoires. Les artistes, techniciens et professionnels du spectacle ne demandent pas l’aumône, mais la reconnaissance par la nation du rôle essentiel qu’ils jouent dans la vie économique, sociale et culturelle de notre pays.

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