Israël-Palestine : après le cessez-le-feu, quoi ?

Cinquante jours d’une guerre déclenchée par le gouvernement israélien sous un prétexte fallacieux. Cinquante jours au cours desquels la cinquième armée du monde a noyé sous le fer et le feu les 1.800.000 habitants des 380 km2 de la bande de Gaza. Cinquante jours et  2200 morts palestiniens parmi lesquels près de 500 enfants, des milliers de blessés, des destructions massives. L’accord de cessez-le-feu intervenu hier soir permet, enfin, aux femmes et aux hommes de Gaza de souffler, d’espérer vivre. Simplement vivre et ne pas être, au petit matin, fauchés par un missile.  Il permet aussi aux familles d’Israël ayant un enfant à l’armée d’espérer le voir revenir vivant, 80 soldats israéliens ayant péri dans ce qui restera dans l’histoire contemporaine comme un massacre à grande échelle.

Netanyahu et sa bande d’ultras devront répondre devant la justice internationale pour crimes de guerre et contre l’humanité. Leur sale guerre avait un seul objectif : casser l’union enfin réalisée entre les différentes composantes palestiniennes, y compris avec le Hamas. C’est par le mensonge et la manipulation des opinions publiques que le massacre a démarré et s’est poursuivi pendant cinquante jours.
L’assassinat de trois jeunes israéliens au début de l’été a été attribué au Hamas, le premier ministre Netanyahu annonçant que l’organisation « paiera cher l’ignoble crime ». Quelques jours plus tard, les avions israéliens bombardaient la bande de Gaza. Or, la police de Jérusalem a reconnu que ces trois jeunes israéliens avaient été victimes d’un crime sordide relevant du fait divers.

gaza-5Après 50 jours de combat, le bilan humain fait état de près de 2.200 victimes palestiniennes et 110 000 blessés, 84 victimes côté israélien (80 militaires et 4 civils). Parmi les victimes palestiniennes, 1.460 civils, dont 493 enfants âgés de 10 jours à 17 ans, 253 femmes et 714 civils hommes.

Le cessez-le-feu constitue une première étape. C’est au peuple palestinien, et à lui seul, d’apprécier le contenu de l’accord. Avec lui, nous exigeons la fin du blocus de la bande de Gaza, l’accès libre à la mer pour le pêcheurs, une aide internationale immédiate et importante pour venir en aide à la population et pour la reconstruction avec une participation d’Israël au titre de dommages de guerre. Avec lui, nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt des colonisations et surtout la construction de la paix pour tous, Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie.
Solidaires du peuple palestinien, nous veillons à ne pas interférer dans ses décisions. En revanche, il nous revient de ne pas laisser sans réaction la participation de jeunes français – pas seulement bi nationaux – à la guerre faite à la population de Gaza sous l’uniforme de l’armée israélienne. Plusieurs d’entre eux ont participé aux opérations terrestres, l’un d’entre eux, blessé, a même témoigné sur une chaîne de télévision française.  A juste titre, les autorités ont décidé des poursuites judiciaires contre des jeunes français ayant rejoint  en Syrie les rangs des djihadistes. Les Français  incorporés dans l’armée israélienne, au service d’une puissance étrangère, doivent donc être traduits devant les tribunaux.
Il nous revient aussi d’exiger des autorités françaises de dépasser les formules creuses et de participer enfin à une action internationale concertée au sein de l’ONU afin d’IMPOSER la paix à Netanyahu et aux siens ainsi que la reconnaissance de deux Etats. L’OLP et le Hamas y sont prêts. Pas Tel-Aviv.

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