Papa, réveille toi, ton fils est devenu fou !

Supprimer des jours fériés, assouplir les règles sur la durée légale du travail ou le salaire minimum… les propositions de Pierre Gataz, président du Medef, visant à créer un million d’emplois sont, certes encouragées par les allégeances du gouvernement au Medef, mais tombent dans la provocation voir même dans l’absurdité!

En septembre 1959, Yvon Gattaz, eu un fils…Pierre. En 1994, ce dernier, après être passé chez Dassault, reprend la direction de l’entreprise familiale Radiall (voir encadré), créée par tonton et papa Gattaz. Il faut vous dire, mesdames, messieurs, que chez ces gens là, on ne badine pas, on vénère le capitalisme familial. A tel point d’ailleurs que, comme papa fut président du CNPF (ancêtre du Medef) de 1981 à 1986 et bien le fiston est depuis l’an passé, président du Medef. Mais ce n’est pas une raison pour se croire tout permis, tout de même. Encouragé par son université d’été et le discours de politique générale de Manuel Valls devant les députés, lGattaz-junior a souhaité, en effet, soumettre au débat des propositions de nature, selon lui, économique et sociale. Selon le quotidien Les Echos, Gattaz-fils, se prend pour Monsieur Balsen. Au chapitre, toujours plus de cadeaux au patronat, il propose de supprimer certains jours fériés, d’autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche et d’assouplir les règles de la durée du travail et du salaire minimum. Et pourquoi pas supprimer une semaines de congés, les arrêts maladie, payer les salariés selon leur signe astrologique (dommage pour Gattza, selon leur sexe c’est encore en place. Sinon, il l’aurait proposé), réinstaurer la journée de 12h de travail et l’autorisation de travailler à partir de 12 ans.

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Gattaz-fils, même s’il ne consent pas à lire Marx, devrait néanmoins arrêter de bouquiner du Michel Onfray et du Bernard-Henri Levy pour se consacrer un peu aux œuvres de Zola et Hugo. Nous pouvons parier d’ailleurs que les jours fériés qu’il propose de supprimer seront ceux commémorant des grandes dates de l’histoire de notre pays comme le 14 juillet plutôt Gattaz-fils n’a pas en effet la tête à porter le bonnet phrygien. Imaginons celle des hôteliers et restaurateurs des plages de Normandie lorsqu’il leurs sera annoncé que désormais le 8 mai, et bien tout le monde bosse….sauf eux ! Mais là où il y a justement de quoi se bidonner, c’est que ses propositions ne réjouissent pas non plus les autres organisations patronales. Pour l’Union professionnelle artisanale, ces propositions ne paraissent pas « sérieuses ». Son président Jean-Pierre Crouzet a réitéré dans une déclaration à l’AFP son opposition à « ouvrir grandes les vannes du travail dominical et généraliser l’ouverture des grandes surfaces le dimanche », qui au contraire détruirait plus d’emplois dans les commerces de proximité qu’il n’en créerait dans les grandes surfaces. De son côté, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s’avoue très sceptique sur l’impact des mesures souhaitées par le Medef que le chiffrage en termes d’emplois. Aussi, de grâce, Monsieur le Premier ministre, arrêtez par votre politique, d’encourager le patron des patrons à ces inepties. Surtout que vous êtes capable de les prendre au sérieux !

Gattaz

Salaire de Gattaz-junior + 29%

Comme vous avez dû en entendre très certianement parler, Pierre Gattaz, le président du Medef, a perçu en tant que patron de Radiall une rémunération en hausse de 29 % en 2013.Lors de sa conférence de presse mensuelle, mardi 13 mai, le président du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mériter «des félicitations» et non une polémique sur son salaire . Il faut oser tout de même, lorsque l’on sait que la France compte 8 millions de pauvres !
L’affaire du salaire du patron des patrons a été révélée  par Le Canard enchaîné qui indiquait que Pierre Gattaz avait perçu « une rémunération en hausse de 29,4 % en 2013, touchant 420 000 euros, dont 102 000 euros de part variable. Un paradoxe, souligne l’hebdomadaire satirique, alors que le même homme prône, en tant que représentant du patronat, l’appel à la modération salariale et à l’exemplarité. Sur la même période, les salaires de ses employés n’ont augmenté que de 3,3 % ». Alors qu’est-ce qui fait la valeur financière d’un homme ? Rien. En réalité, rien ne justifie des écarts de salaires aussi prononcés lorsqu’il s’agit de patrons salariés.

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