Dimanche, Athènes sera la capitale de la (vraie) gauche

En ce début 2015, Athènes est devenue la capitale de la gauche en Europe. Le 25 janvier, le peuple grec vote. Dans tous les sondages, la coalition formée autour d’Alexis Tsipras est donnée en tête et devrait emporter la majorité des 300 sièges du parlement grec. Je l’espère de tout cœur.

Onze millions de Grecs donnent le tournis à toute l’oligarchie européenne, de Bruxelles, où siège la Commission, à Francfort, qui abrite les bureaux feutrés de la BCE. Ils hantent les nuits des hiérarques du FMI, qui avaient brandi la menace de l’asphyxie financière pour tenter de contraindre les députés d’élire un président présenté par un pouvoir discrédité. Pendant des semaines, une pression formidable fut exercée sur le Parlement par la sainte alliance de l’eurolibéralisme, pour qu’il prive le peuple d’une élection législative anticipée, seul moyen constitutionnel de sortir le pays du marasme où l’ont plongé conjointement la droite et le Pasok (parti socialiste). Athènes, la patrie de Démosthène, réclamant la démocratie, c’est plus qu’en put supporter Angela Merkel, qui osa évoquer l’exclusion de la Grèce de la zone euro au cas où Syriza remporterait le scrutin !

syriza

Alexis Tsipras, qui incarne la gauche progressiste, peut l’emporter lors des législatives grecques du dimanche 25 janvier.

Mais la chancelière allemande ne fut pas seule, loin s’en faut, pour soutenir, un peu lourdement, son ami politique Antonis Samaras. Le conservateur grec obtint également l’appui d’un socialiste français, Pierre Moscovici, devenu commissaire européen. Il n’est pas sûr que ces prises de position n’aient pas finalement été aussi contre-productives qu’une corde soutenant un pendu. Tout se passe comme si plus les chantres de la politique austéritaire ont défilé à Athènes pour tenter de sauver la mise au gouvernement, plus la gauche grecque et son leader, Alexis Tsipras, ont accru leur capital de confiance auprès de la population. N’ayant pu convaincre que Syriza serait « anti-européenne » ou « populiste », certains essaient de faire bonne figure, de tenter par avance d’amortir l’impact d’un vote qu’ils redoutent pourtant. D’autres tentent de polluer la montée de la gauche, telle Marine Le Pen qui prétend « souhaiter sa victoire ». Une minable manoeuvre pour tenter redorer le blason brun d’une extrême droite dont une partie est compromise par un soutien à la coalition sortante et une autre dans des actions criminelles. « L’espoir vient », proclame le slogan de Syriza. Pour la gauche, dans toute l’Europe.

Syriza « Nos partenaires et soutiens en France sont de gauche »

Dans un communiqué de son bureau de presse publié hier, Syriza a réagi aux propos du Front national et s’en distingue nettement. Nos amis grecs nous ont demandé de le transmettre aux rédactions. Le voici: « La montée de SYRIZA et des forces progressistes en Europe est un bastion contre la montée de l’extrême droite que représente Marine Le Pen, mais aussi un message pour la défense de la démocratie contre ses ennemis. Nos partenaires et nos soutiens français sont divers et ils s’élargissent. Ils sont de gauche, comme l’a prouvé le meeting du 19 janvier à Paris ».

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