Elections en Grèce: Syriza vainqueur pour la 3ème fois !

Le parti d’Alexis Tsipras est, pour la seconde fois, vainqueur des élections législatives en Grèce. Et gagne son 3ème combat électoral. Avec 35 % des suffrages, il devance la droite de Nouvelle démocratie de 7 %. Après, recoupage des sondages, la victoire de Syriza apparaît plus large que précédemment annoncée. Insuffisante toutefois pour se passer de coalition.

Le peuple grec n’en finit donc pas de donner à l’Europe une leçon de maturité politique. En renouvelant sa confiance à Syriza, il a douché les espoirs de la droite et des dirigeants de l’UE d’assister à la fin de ce qu’ils appelaient la « parenthèse Tsipras ». Une victoire de Nea Demokratia, même obtenue par défaut, sur fond de désespérance, aurait été interprétée comme un triomphe d’Angela Merkel et de Wolfgang Schäuble, et de tous ceux qui s’étaient acharnés à humilier le peuple grec. Une défaite d’Alexis Tsipras, c’eût été, quelles que fussent les raisons du mécontentement dans l’électorat de gauche, une sorte de légitimation du coup d’État financier aux yeux de ceux qui l’avaient fomenté. Imaginait-on l’asphyxie organisée par la BCE, la fermeture des banques a posteriori approuvée par les électeurs précisément parce qu’ils voulaient sanctionner leur gouvernement pour n’avoir pu s’opposer au diktat du sommet des pays de la zone euro du 13 juillet ? C’était faire peu de cas de l’expérience de la dévastation humanitaire et sociale vécue par les familles modestes, les retraités, des jeunes privés d’emploi sous la tutelle de la troïka avant 
le 25 janvier, qui vit la victoire de la gauche anti-austérité.

Syriza leader Alexis Tsipras celebrates with supporters after his party's victory in the Greek general elections at his campaign headquarters in Athens on September 20, 2015. With over half of the votes counted, Tsipras' Syriza party won 35.54 percent of the vote against 28.07 percent for conservative New Democracy and is likely to again form a coalition government with the nationalist Independent Greeks party. AFP PHOTO/ LOUISA GOULIAMAKI

Avec 35 % des suffrages, Alexis Tsipras devance la droite de Nouvelle démocratie de 7 %.

Le retour vers les électeurs s’avérait le meilleur moyen de clarifier la situation,

Alexis Tsipras s’est heurté pendant cinq mois de négociations avec les dirigeants européens à une réalité impitoyable : l’aversion pour les consultations démocratiques. Non seulement ils ne tinrent pas compte du référendum du 5 juillet, mais ils se sont livrés à une politique de représailles. Syriza lui-même n’est pas sorti indemne du traumatisme subi par le pays. Dès lors, le retour vers les électeurs s’avérait le meilleur moyen de clarifier la situation, de mesurer la volonté du peuple grec de continuer sa résistance. Ce fut un choix courageux, honnête, apprécié par les électeurs qui ont compris que derrière leur acharnement à propos de la dette, les dirigeants de l’UE n’avaient finalement qu’un objectif : provoquer la chute du gouvernement. Et ont déjoué leurs manœuvres.

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