Liberté pour les 8 de Goodyear !

Aujourd’hui et demain  les 8 militants CGT de GOODYEAR sont  convoqués devant la Cour d’Appel d’Amiens. Ils ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois fermes assortis d’une mise à l’épreuve de 5  ans pour avoir défendus leurs emplois et ceux de leurs collègues.

soutien-goodyearAprès les dizaines de procès contre les militants de la loi Travail dans toute la France, après le procès des Chemises déchirées à Air France, c’est au tour des délégués Goodyear de se retrouver en appel devant le tribunal, après des condamnations très lourdes, jusqu’à 9 mois de prison ferme. Ces condamnations avaient d’ailleurs provoqué début février les premiers grands rassemblements de colère et d’indignation qui allaient ensuite lancer le mouvement contre la loi Travail et son monde. A mon initiative un comité de soutien s’était constitué à Bezons. Un meeting, salle Aragon, avait été organisé en présence de ces syndicalistes, dont leur leader Mickaël Wamen,  victimes de la répression patronale et gouvernementale.

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En signant massivement la pétition en faveur de leur relaxe, les Bezonnais avaient été très nombreux à soutenir les salariés licenciés de Goodyear et à s’exprimer ainsi contre la répression syndicale engagée par le gouvernement Valls

Ce procès et cette condamnation sont d’autant plus scandaleux que direction et cadres de Goodyear avaient retiré leur plainte lors de la fermeture de l’usine, et que le motif est on ne peut plus bénin : 36 heures de séquestration bon enfant pour tenter de faire pression sur les négociations lors de la fermeture de l’usine, pas de quoi fouetter un chat, loin de la colère des ouvriers grévistes d’Air France et des chemises déchirées. Mais le procureur (le représentant de l’Etat, donc) ne l’a pas entendu de cette oreille. Dans le système judiciaire français, tout le monde le sait, le procureur agit sur ordre du Ministère de la justice, surtout dans une affaire aussi médiatique que celle-ci ; c’est donc le gouvernement Hollande-Valls qui veut mettre les délégués Goodyear en prison ! Une séquestration, pour symbolique qu’elle soit, est inacceptable pour le patronat à l’heure de l’enchaînement des plans d’ajustement structurels, et de la nouvelle vague de restructurations en route et à venir. Ils ne veulent pas que la classe ouvrière reprenne cet exemple.

goodyearll fallait donc frapper fort, condamner, faire un symbole. Non pas tant pour les délégués concernés que pour tous les travailleurs et ouvriers en colère : il faut faire plier l’échine sous le talon de fer du capital, rentrer dans le rang de la légalité des exploiteurs, se soumettre, empêcher toute violence d’aucune forme. C’est le sens de l’État d’urgence, et des condamnations qui se multiplient partout. C’est le sens de la violence policière, des blessés graves, des éborgnés au flashball.. Voilà le vrai visage du monde de la loi Travail. Je renouvelle donc mon total soutien aux 8 de Goodyear. Et si justice il y a dans ce pays, alors ces salariés devront sortir libres du tribunal d’Amiens. Aucun citoyen attaché aux valeurs de la république ne peut en effet  accepter la criminalisation de l’activité syndicale notamment à  l’heure où, avec la bienveillance du gouvernement,  la financiarisation de l’économie ne cesse d’attaquer de  plein fouet les conditions de travail et de vie au travail de la  population.

 

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