Patrice Bessac, nouveau président national de l’ANECR

imagesPatrice Bessac, 38 ans, maire de Montreuil  en Seine-Saint-Denis, a été élu président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) qui tenait son congrès ce week-end. Il prend la suite du maire de Champigny (94), Dominique Adenot. Vous trouverez ci-dessous l’interview qu’il a accordée au journal l’Humanité.

Vous avez été élu à la tête de l’Anecr dimanche matin, lors de son congrès, comment envisagez-vous le rôle des élus communistes et républicains dans la période à venir ?

D’abord, cela a été un congrès très réussi. Qui a réuni plus de 400 élus venus des  quatre coins de France. L’Anecr doit être la maison commune de tous les élus communistes et partenaires mais elle doit particulièrement s’attacher à fournir aux élus minoritaires dans leur conseil les outils pour mener le combat d’idée. Car les élus minoritaires d’aujourd’hui, sont les élus majoritaires de demain. Ils ont besoin d’une association à l’offensive, d’un réseau d’actions et de partage d’expériences. Ensuite, dans un contexte marqué par le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême-droite dans notre pays, par les difficultés à venir aux élections présidentielle et législatives, nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable. Nous serons, après 2017, un élément essentiel de la stratégie de reconquête, de reconstruction à gauche.

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Pour le nouveau président, l’ANECR, avec 7500 élus, représente une force considérable

Vous avez été élu au sein d’une équipe fortement renouvelée, qu’est-ce qui la caractérise et quels seront ses objectifs ?

Je remercie Dominique Adenot et l’équipe précédente qui ont décidé de donner notamment aux élus de 2014 de nouvelles responsabilités. Notre équipe de jeunes et de moins jeunes a pour caractéristique commune d’être volontaire, d’avoir envie d’apporter des moyens, de la formation, des propositions pour permettre aux élus de mener le combat qui s’ouvre. Nous avons conscience qu’aujourd’hui la France est fracturée, qu’une partie du monde rural et périurbain décroche. Nous sommes donc très déterminés à poser la question de l’avenir de la France aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales et périurbaines.

Votre congrès a lancé une campagne intitulée « Commune debout », en quoi consiste-t-elle ?

Cette campagne c’est la volonté de préserver cet outil démocratique que sont les communes face à la tentation d’une technocratisation qui éloigne les citoyens des centres de décisions. Et qui vise à briser l’une des originalités de la France : son réseau de communes qui forme la première cellule de la vie démocratique. Donc nous allons, aussi bien en zone urbaine que rurale, poursuivre cette campagne et dans quelques semaines notre Conseil national, à partir de nos travaux du week-end, annoncera un dispositif de travail et de premières lignes d’actions politiques.

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Pierre Bessac, ici au coté de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a été élu maire communiste de Montreuil en 2014. Le ville fut à direction communiste de 1935 à 2008. Une très large alliance avec divers partis politiques avait permis à Dominique Voynet d’en être maire de 2008 à 2014

Cette campagne est-elle connectée aux mobilisations, qu’avec d’autres, vous avez menées contre les restrictions budgétaires imposées aux collectivités ?

La bataille pour les moyens des collectivités territoriales ne fait que commencer. Le programme de la droite promet près de 100 milliards d’euros d’économie sur le service public dont près d’un tiers imputé aux collectivités. C’est la double peine : après la politique désastreuse de François Hollande, la droite nous promet la même chose en pire. C’est donc un combat qui débute et qui, au-delà même des élus communistes et Front de gauche, devra s’ancrer dans tout le pays car à travers les moyens des communes c’est la question du devenir du service public local qui est posé.

Le congrès a également adopté deux adresses, l’une destinée aux élus, l’autre aux citoyens. Quels en sont les messages ?

Le premier, et finalement le message le plus important, c’est la volonté de connecter l’action des élus communistes et partenaires à la démocratie locale, à la vie de nos concitoyens. Pour y parvenir, il faut rétablir de la confiance,  aller au-devant de nos compatriotes. C’est ce que les élus de l’Anecr ont voulu faire en disant qu’ils ne laisseront pas la France se donner à Marine Le Pen. Qu’ils entendent faire leur devoir et mettre en œuvre tous les actes qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée que ce soit en 2017, en 2020 ou en  2022. Ce sont des élus debout qui étaient réunis en congrès ce week-end.

 

 

 

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