Un gouvernement « ni de gauche, ni de droite », bien au contraire

Le tableau de chasse est flatteur.  Il y a quelques jours, la nomination du droitier Edouard Philippe au poste de 1er ministre nous avait laissés penser que Patrick Balkany, avait toutes ses chances de compter parmi les ministres. Il n’y est pas ! Mais mis à part, Nicolas Hulot, qui devra progressivement ravaler ses ambitions en matière de transition comme sa sensibilité à la solidarité ou à l’égalité et  Françoise Nyssen, éditrice reconnue de la collection Actes Sud qui rassurera quelque peu le monde de la culture, pour le reste, le nouveau gouvernement a tout de la machine de guerre libérale.  Pas de surprise parmi les ministres qui ont trahi le Parti socialiste : seuls les premiers ralliés sont servis. À droite, l’arc-en-ciel est presque au complet, du Modem aux juppéistes en passant par l’ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, dont personne n’ignore les propos homophobes.

Ce commando s’est emparé de toutes les positions stratégiques : l’économie, le travail, l’action et les comptes publics, l’éducation nationale… À eux de mettre en œuvre la compression des dépenses publiques et des comptes sociaux, les suppressions d’emplois de fonctionnaires et l’étranglement des collectivités locales par l’amputation de la taxe d’habitation et bien entendu la casse du Code du travail !  Le Medef, les banques et les financiers auront leurs représentants dans la plupart des ministères, venus de multinationales ou de start-up voraces. Le dispositif est destiné à démobiliser, d’abord les électeurs de la droite pour les dissuader de regagner la maison LR lors des législatives, mais aussi les proches du PS ou des écologistes. Gagner une majorité « En marche » à l’Assemblée est en effet une étape indispensable (mais redoutée) pour aboutir à la coagulation des libéraux à laquelle veut parvenir le nouveau président. pour déréguler le travail, lâcher la bride au capital, notamment financier, bref, dissoudre le modèle social français dans une Europe sauvagement libérale. Pensez-y très fort les 11 et 18 juin prochains ! Car il faudra absolument battre cette équipe aux ordres du patronat en votant pour les candidats présentés par le PCF-Front de gauche. A Bezons et Argenteuil bien sûr, comme partout ailleurs.

Nous sommes prévenus, nous auront face à nous un gouvernement libéral de combat allant des rivages du PS et du PRG jusqu’à ceux du sarkozysme et dont l’ambition est aussi  la suppression de dizaines de milliers de fonctionnaires, la remise en cause des 35h, la privatisation du système de santé et l’éloignement encore du droit à la retraite… A noter aussi que, contrairement aux promesses du président élu, les Droits des Femmes n’obtiennent pas de ministère à part entière et pas de ministère non plus dévolus au logement et la Jeunesse. Ça fait déjà beaucoup !

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