Doucet et Lazaar, un même objectif : casser le code du travail.

En marche ! ne serait-il rien d’autre que le nouveau nom du Parti socialiste, tel qu’il a été théorisé par François Hollande lui-même ? Bien des indices le laissent penser: En marche ! conçu comme un PS new look. Un exemple : la loi travail. Les députés PS, dont Monsieur Doucet,  ont posé les bâtons de dynamite, Fiona Lazaar, si par malheur elle était élue, allumera la mèche,  même si son Président annonce un premier dynamitage du Code du travail par ordonnances.

Copain-copine au gouvernement, on comprend mieux pourquoi El Khomri, ex-ministre du travail de Manuel Valls, estampillée PS aux élections législatives sur Paris, a reçu le soutien de La République en marche.

Au lendemain du tollé provoqué, à cinq jours des élections législatives, par la révélation des orientations de la réforme voulue par Emmanuel Macron, le premier ministre et sa ministre du Travail sont montés en première ligne pour tenter d’en réduire la portée. Édouard Philippe a tout de même confirmé largement les trois étages de la fusée de recomposition sociale voulue par les sommets de l’exécutif. Le dynamitage du financement de la Sécurité sociale et de l’assurance-chômage, a été confirmé par la suppression des cotisations sociales et le renforcement de la CSG – payée également par les chômeurs et les retraités

Ex-directrice de l’agence Business France, ex-hauts cadre chez Danone, Dassault Systèmes, Orange ainsi qu’à SNCF, Muriel Penicaud est aujourd’hui la ministre du travail macroniste, chargée de faire exploser les droits de tous les salariés

Pour Édouard Philippe et la ministre du travail, ex DRH chez Danone, il faut donc « moderniser » notre droit du travail en élargissant la place de la négociation collective au sein de l’entreprise et en élaborant « des règles moins complexes ». On retrouve évidemment l’esprit d’un Code du travail trop gros, trop précis, donc trop illisible, selon ses détracteurs, dont le député sortant P.Doucet, qui n’admettent pas que la norme protège les plus faibles. Pour l’ancienne DRH du groupe Danone, nos CHSCT (comités hygiène, sécurité et conditions de travail), comités d’entreprise, délégués syndicaux et autres délégués du personnel sont trop spécialisés, ce qui les « prive d’une vue d’ensemble » de l’entreprise. Il faut donc les casser ! Et éloigner les organisations des salariés du terrain. Reste qu’il est dangereux de faire disparaître les CHSCT à l’heure où la médecine du travail et l’inspection sont attaquées. C’est grave. Rappelons que dans le BTP il y a un mort par jour sur les chantiers.  Plafonner les « dommages et intérêts » aux prud’hommes pour les salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse est à nouveau à l’ordre du jour.

Dès le 28 juin, la loi d’habilitation à légiférer par ordonnances sera examinée en Conseil des ministres. Les autres chantiers ne sont pas mis de côté : on discutera dès septembre de formation professionnelle, apprentissage et assurance-chômage. Autre information non moins explosive : la suppression des cotisations salariales sur l’assurance-maladie et l’assurance-chômage sera « effective dès le 1er janvier 2018 », « financée » par une hausse de la CSG pour tous, retraités y compris. En 2018, il sera temps pour le gouvernement de s’attaquer aux retraites. Au-delà du Code du travail, c’est tout notre modèle social que le nouveau gouvernement entend dynamiter. Ce que les députés socialistes n’ont pas eu le temps de faire, les députés En Marche le feront !

 

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