CODE DU TRAVAIL : MERCI MACRON !

Comme prévu et comme sournoisement et sciemment  caché par la bande à Macron, les 36 mesures présentées hier par l’ex-DRH du groupe Danone, organisent la casse du droit du travail. Elles s’attaquent de front aux accords collectifs en faisant de l’entreprise l’échelon principal de la négociation sociale, affaiblissent le rôle et les prérogatives des syndicats et des salariés, et facilitent les plans sociaux. C’est l’entreprise,  c’est le patron qui font la loi !

Peut-être pris de vertige devant l’énormité de la supercherie vendue aux salariés comme prix de leur sacrifice, le premier ministre a eu, jeudi, un éclair de sincérité tel qu’il est apparu incongru au milieu de la présentation de ses ordonnances. « Agir sur le droit du travail (…) peut constituer un outil » contre le chômage, mais « ce n’est pas le seul », a-t-il lâché. On reste interdit devant une ambition si brutalement revue à la baisse au moment d’abattre la hache sur le Code du travail. Et ce n’est que le début, car, si les résultats réclamés et attendus du Medef , de la finance, des spéculateurs et des actionnaires de tous poils et suivent pas, En Marche et Medef iront encore plus loin, toujours dans le même sens – celui réclamé à cor et à cri par le Medef –, sur le « coût du travail », les retraites, la formation… en exhortant les salariés à courber l’échine dans l’attente d’un aussi hypothétique que fumeux volet « sécurité », en échange de la flexibilité totale imposée aujourd’hui.

Voilà la nature du pacte frauduleux proposé au monde du travail. Il serait étonnant qu’il l’accepte. Ceux-ci savent mieux que quiconque que le Code du travail n’a de sens que s’il sert à les protéger de la position dominante de l’employeur, laquelle découle du lien de subordination qui unit les premiers au second. En le niant, la ministre du Travail fait table rase des fondements de plus d’un siècle d’histoire sociale. Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, les ordonnances présentées par le gouvernement aux partenaires sociaux signent « la fin du contrat de travail ». Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré que « toutes les craintes » de son syndicat au sujet des ordonnances sur le Code du travail étaient « confirmées » après leur présentation jeudi matin aux partenaires sociaux.

« C’est la fin du contrat de travail« . « Toutes les craintes que nous avions sont confirmées et la crainte supplémentaire c’est évident et c’est écrit : c’est la fin du contrat de travail« , a-t-il estimé, appelant « les travailleurs, les retraités et les jeunes à aller dans la rue le 12 septembre », date où la CGT appelle à une journée de mobilisation. « Ce qu’on nous présentait comme une révolution, c’est la continuité de ce qui a été fait précédemment », a ajouté Philippe Martinez en référence à la loi El Khomri, en soulignant que « la mauvaise surprise ce sont les ruptures conventionnelles collectives ». « Est ce que c’est une façon d’éviter un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi)? s’est-il interrogé ». Surtout que tous les salariés en soient conscients, cette casse du Code du Travail est une régression,  une agression caractérisée, avec préméditation, sur le monde du travail. Et ni Macron, ni le Medef n’entendent en rester là ! Le 12 septembre lors de la journée d’action la réponse des salariés doit donc être la hauteur de l’agression.

 

 

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