Souriez, vous êtes flashé par une boîte privée !

Souriez, vous êtes flashé… par une boîte privée ! C’est la « brillante » idée du ministère de l’Intérieur pour redonner du temps de travail disponible aux policiers : privatiser les contrôles de vitesse routière et ainsi satisfaire l’appétit d’actionnaires avec l’argent de nos PV. En Normandie, région pilote, les premiers radars privés commenceront à envoyer leurs PV en décembre .Initié début 2017, le projet a depuis bien avancé. Un appel d’offres a été lancé cet été, dont le vainqueur sera désigné par le gouvernement en novembre. « Et à partir de décembre, on commencera à verbaliser en Normandie à partir de contrôles effectués par des véhicules opérés par cette société », détaille une délégué interministériel à la sécurité routière, qui précise que les voitures utilisées « appartiendront toujours à l’État ». Si l’essai est concluant, le dispositif devrait ensuite être étendu à l’ensemble du territoire. « Cette privatisation des radars embarqués » n’a « d’autre but que de générer » d’importants revenus pour l’État, sans avoir « un quelconque effet positif sur la sécurité routière », s’est émue l’association 40 Millions d’automobilistes.

Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur a assuré que la société ne serait « pas rémunérée au nombre de PV ». À voir… Certains candidats à cet appel d’offres ont en effet déjà promis d’utiliser les véhicules servant à verbaliser quatre fois plus que ne le font aujourd’hui les policiers. « Si ça, ce n’est pas faire du chiffre ! »a d’ailleurs  réagit Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa police. Ancien motard de la sécurité routière lui-même, le syndicaliste s’inquiète à la fois des « conditions, très floues » de cette privatisation, mais aussi de la brèche ouverte dans ce qui doit, selon lui, relever du service public. « Aujourd’hui, c’est le contrôle de vitesse, mais demain peut-être, les contrôles d’alcoolémie, les franchissements de ligne… On ne sait pas où cela s’arrêtera. ».  C’est même prévu de mettre le grand braquet puisque le souverain Emmanuel Macron entend vendre les parts que l’État détient encore dans certaines grandes sociétés. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s