En France, les plus riches vivent 13 ans de plus que les plus pauvres !

On dit souvent que nous sommes tous égaux face à la mort : il semblerait que ce ne soit pas tout à fait le cas. Une étude de l’Insee conduite en France entre 2012 et 2016 révèle en effet que le niveau de revenu serait fortement corrélé à l’espérance de vie. De manière plus concrète : plus on est riche, plus on vit longtemps. 13 ans de plus pour les plus riches !!!

«Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. » Cette évidence intuitive a été chiffrée par l’Insee dans une étude publiée hier (Document ci-joint en bas d’article) sur l’impact du niveau de vie sur l’espérance de vie. Résultat : 13 années séparent les 5 % des hommes les plus aisés des 5 % les plus pauvres. Avec en moyenne 5 800 euros par mois, les premiers ont une espérance de 84,4 ans, contre 71,7 pour ceux dont le revenu tourne autour de 470 euros. Selon les calculs de l’Insee, accroître les revenus a une incidence très claire sur la longévité, notamment pour les plus précaires. Ainsi, 100 euros de plus par mois permettent d’augmenter l’espérance de vie de 0,9 an pour une personne gagnant 1 000 euros mensuels et de 0,3 an pour ceux disposant de 2 000 euros. Plusieurs facteurs explicatifs sont mis en avant par l’Insee pour expliquer cet écart entre pauvres et riches : le moindre recours à la santé par les catégories les plus modestes ou encore l’inégale exposition à des maladies professionnelles, à la pollution et aux comportements à risques.

Les femmes compensent en partie ce déterminisme social par une meilleure espérance de vie globale, puisqu’elles vivent en moyenne 6 ans de plus que les hommes. Ainsi, à partir de 1 300 euros mensuels, leur espérance de vie dépasse celle des 5 % des hommes les plus aisés. L’inégalité entre les femmes est aussi moins marquée que celle entre les hommes : il n’y a « que » 8 ans de différence entre les 5 % les plus aisées et les 5 % les plus pauvres. Ce différentiel entre les sexes s’explique en partie par des comportements souvent plus favorables en matière de santé – tabac et alcool, notamment – et par un suivi médical plus régulier des femmes en période de fécondité. Des durées de travail plus faibles ainsi que de meilleures prédispositions biologiques jouent aussi un rôle dans cette longévité féminine, selon l’Insee.

Pour lire l’intégralité de l’étude INSEE, CLIQUEZ ICI : Etude INSEE

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