Police de sécurité du quotidien: la République en marche exclut Bezons !

L’annonce est tombée ce jeudi : notre ville n’a pas été retenue pour expérimenter la nouvelle Police de sécurité du quotidien (PSQ). Devant 500 policiers et gendarmes réunis en grande messe à l’école militaire, le ministre de l’Intérieur de la République en marche, Gérard Collomb, a dévoilé la liste des 34 villes retenues pour expérimenter cette PSQ. Y figurent Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, ce qui est totalement justifié. Mais pas de trace de Bezons, qui pourtant fut l’une des toutes premières villes candidates dès l’annonce de la création de ces unités spécialisées et qui, de plus, répond à tous les critères d’éligibilité à cette expérimentation.

Je ne peux cacher mon profond mécontentement devant ce énième mauvais coup porté par le gouvernement Macron à notre ville et à ses habitants.C’est l’expression d’un profond mépris envers les Bezonnais qui laisse de nouveau un goût amer et l’impression d’avoir été mené en bateau. Bezons est donc encore discriminée, Les critères d’attributions, en dehors de nombreux copinages, restent opaques et pas explicités. Et si on s’en tient aux faits constatés et aux effectifs de police à missions équivalentes, et bien il n’y a pas photo ! Bezons n’a plus de commissariat alors que Sarcelles, par exemple, bénéficie toujours d’un commissariat et d’annexes dotés de plus de 200 agents. La République en marche a volontairement oublié Bezons alors que notre ville répondait à tous les critères d’éligibilité à cette expérimentation.

Macron au ministre de l’Intérieur : « T’as bien travaillé mon Gégé…

La principale cause de la délinquance due au trafic de cannabis dans notre ville est reconnue comme une des plus importantes du département en dépit du travail majeur effectué au quotidien par les policiers du commissariat d’Argenteuil. Et le contenu du diagnostic de sécurité, que je présenterai très prochainement au Préfet du Val-d’Oise dans le cadre de la création de notre police municipale, justifiait pleinement un geste significatif des pouvoirs publics.

« Être utile aux Bezonnais » …ça s’était pendant la campagne électorale. Aujourd’hui la députée Fiona Lazaar n’est utile qu’à cautionner la politique de casse du gouvernement Macron.

Cette décision aura eu au moins un avantage, celui de démontrer que notre députée LREM ne ne nous est pas très utile. Car si j’ai porté la candidature de notre ville pour accueillir la PSQ dès le mois d’août ce n’est que le 11 décembre que la députée macroniste Fiona Lazaar a déclaré soutenir cette candidature.  Et mieux encore, par écrit, elle interpelle le ministre de l’Intérieur le 9 février dernier, le lendemain de l’exclusion de Bezons de la PSQ, pour saluer les décisions de ce dernier. Je pensais que le zèle avait des limites. Et bien non ! Le gouvernement vient pourtant de franchir une nouvelle étape dans son refus de voir  les Bezonnais traités comme tout autre citoyen. L’État macroniste n’est plus le garant des valeurs républicaines. Aussi, je puis déjà vous assurer que je n’entends pas du tout en rester là !

La privatisation de la police !

Le gouvernement planche sur un nouveau projet : celui de privatiser un maximum de tâches de police, en les confiant aux entreprises privées. Un juteux commerce de la surveillance privée qui se fera au détriment de la sécurité pour tous.

Dans un rapport publié le 7 février, la Cour des Comptes dénonce un laxisme dans le recrutement des agents de sécurité : casiers judiciaires parfois lourds, absence de réelles vérifications des formations professionnelles, fraude élevée à l’identité.., Mais le ministre de l’Intérieur n’en a que faire. Il vient d’annoncer que cette police privée  pourra être prochainement armée lors de certaines missions et pire encore, lors des Assises de ce secteur en pleine croissance (160 000 salariés, souvent mal payés, ) ce même ministre a déclaré qu’il travaillait à une répartition des tâches entre la police nationale et ces sociétés de sécurité et à définir une doctrine d’emploi de la sécurité privée en France. « Être Ministre de l’Intérieur, c’est être le premier policier de France, le premier gendarme de France. C’est aussi, Mesdames et Messieurs, être Ministre des acteurs de la sécurité privée » a même insisté le patron de la place Beauvau devant des patrons d’entreprises de sécurité privée radieux. Il est vrai que l’idée n’est pas toute neuve. François Hollande et son ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avaient déjà tracé les lignes de cette « collaboration » en décidant que les gardes statiques devant les préfectures et tribunaux seraient « déléguées » à des agents du privé.

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