Services publics à Bezons: l’appel du 16 juin !

C’est devant le dernier des trois bureaux de La Poste que comptait notre ville que s’est achevée la manifestation du 16 juin.

Il y eu d’abord le 3 mai, pour une réunion publique en mairie pour dénoncer la casse des services publics dont Bezons, comme d’autres villes livrées au libéralisme sauvage de Macron et de ses députés godillot, sont déjà ou seront prochainement privées de commissariat, de bureau de la Poste, de Sécurité sociale, de Caf, d’hôpitaux, de maternité, de centre des impôts.  Et il y a eu ce samedi 16 juin où cette fois-ci c’est dans la rue que la colère des Bezonnais s’est exprimée (voir diaporama en fin d’article).

Élus et habitants se sont en effet réunis samedi 16 juin pour une marché contre la disparition des services publics dans la ville. Une mobilisation en faveur de ce « bien commun ».  Car ici, ce sont tous les services publics qui sont actuellement menacés, alors qu’ils servent à assurer l’égalité des Bezonnais devant les besoins de tous les jours. Ce sont des atouts qu’il faut absolument défendre. Cette manifestation s’est faite au travers de panneaux installés devant chacun des services publics concernés et  la distribution de cartes postales-pétition à l’adresse du président Macron, dénonçant la réduction drastique des effectifs de police au commissariat, la fermeture de deux bureaux sur trois de La Poste, la disparition de la Sécurité sociale et les permanences CAF fondant comme neige au soleil,  ou bien encore la fermeture programmée pour la fin de l’année de la trésorerie principale, la municipalité, et les Bezonnais s’étaient mobilisés pour défendre le service public de proximité. « Touche pas à mon service public », tel est le signal d’alarme que j’ai lancé lors de cette initiative. L’État, en effet, depuis plusieurs années sacrifient le service public pour l’offrir à l’appétit du privé. Dans le même temps,  il nous attribue des missions supplémentaires sans aucune compensation financière et en réduisant nos dotations financières. Nous disons stop, ras le bol, ça suffit !. L’État centralise tout , éloigne les services publics des usagers, contraignant  les Bezonnais à se rendre à Argenteuil  et il clame  haut et fort que le numérique est économique et peut remplacer l’humain. Faux ! Rien ne remplace l’humain et tout le monde n’a pas Internet ou ne sait pas bien s’en servir pour effectuer toutes sortes de démarches administratives. C’est juste une réalité de terrain dont se moquent nos dirigeants, y compris la députée LREM Lazaar de notre circonscription qui a refusé de nous recevoir. Son refus  a valeur de soutien inconditionnel à la politique de désertification des services publics poursuivie et aggravée par son président des riches et très riches».

Service public emblématique de leur disparition : le commissariat de Bezons qui ne compte plus aujourd’hui qu’une poignée de policiers contre 80 voilà quelques années et qui est fermé la nuit et les week-end.

LES EXEMPLES : 

LA POSTE :  le bureau du Colombier est fermé depuis 3 ans. Celui du Grand Cerf, a eu un sursis de deux ans grâce à la mobilisation des Bezonnais mais il sera néanmoins transformé en centre d’examen du code de conduite en septembre prochain. . Tout est dirigé sur la Poste centrale qui était déjà saturée.  Et qui subit aussi des fermetures et des pannes informatiques récurrentes et intempestives. LA SÉCURITÉ PUBLIQUE : Le commissariat de de Bezons qui comptait jusqu’à 80 policiers été réduit à un simple poste de police  avec 6 fonctionnaires de polices. Ouvert seulement 5 jours sur 7 et fermeture toutes les nuits et les weeek-end. Les Bezonnais seront donc contraints de se rendre à Argenteuil après 18h et le WE ?  Après consultation de la population, la municipalité a décidé de mettre en place une police municipale de 10 agents. Près de 800 000 euros sont inscrits au budget 2018 pour sa mise en place. LA SECU : elle était ouverte 5 jours sur 7. Elle est désormais fermée 5 jours sur 7. Les Bezonnais doivent se rendre à Argenteuil où il y a déjà quotidiennement affluence et attente. C’est aux agents de la Sécu de subir aussi les conséquences de ces réductions de services et de personnel.  LA CAF :  Fermée définitivement. LA TRÉSORERIE PRINCIPALE : après avoir plafonné les paiements espèces à 300 euros, elle les a totalement supprimés. A partir du 1er janvier 2019, elle sera définitivement fermée. Les Bezonnais devront se rendre à Argenteuil où l’affluence est déjà énorme et le temps d’attente interminable.

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