Palestine : Macron se hâte de ne rien faire !

Mahmoud Abbas, accompagné de mon ami Salman Elherfi, ambassadeur de Palestine en France, était reçu, vendredi 21 septembre, par Emmanuel Macron. Résultat, la France préfère continuer à service les intérêts de l’Israël et de ne toujours pas reconnaître l’État palestinien.

En France, Macron se fait le relais du soutien inconditionnel au gouvernement d’apartheid de l’Israël.

Dans un communiqué publié au sortir de la rencontre qui s’est tenue à Paris, vendredi, entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et Emmanuel Macron, le constat de l’Élysée a été aussi objectif qu’affligeant d’impuissance : « Alors que l’année 2018 a été jalonnée de décisions qui ont été autant de coups portés contre la solution à deux États telle qu’agréée par les accords d’Oslo il y a vingt-cinq ans, ce long entretien a permis d’évoquer la situation délicate dans laquelle se trouve l’Autorité palestinienne. »

En Palestine, l’armée d’occupation israélienne poursuit la destruction de village palestinien en toute impunité.

C’est le moins qu’on puisse dire : en dix mois, bien aidé par son parrain états-unien, l’Israël a accéléré de manière exponentielle son entreprise de destruction du peuple palestinien sans que rien ni personne n’y puisse quoi que ce soit : ambassade des États-Unis déménagée à Jérusalem contre toute raison et à l’encontre même de la loi internationale ; renforcement du blocus de Gaza suivi du meurtre d’une soixantaine de manifestants gazaouis ; élévation d’Israël par la Knesset en « État-nation du peuple juif » faisant du pays un État d’apartheid ; enfin, dernier exemple en date, la destruction programmée du village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée, après que la Cour suprême israélienne en a donné l’autorisation, il y a quelques semaines. Une destruction menée, qui plus est, contre l’avis même de cinq poids lourds européens, qui, une fois n’est pas coutume, avaient appelé l’Israël à renoncer à son projet de démolition. La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni avaient insisté sur « les conséquences qu’une démolition et qu’un déplacement auraient sur les résidents de cette localité, notamment sur leurs enfants, ainsi que sur les perspectives de la solution à deux États », lesquelles « seraient très graves ». En vain.

Vendredi, à l’instar de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a de nouveau récité à Mahmoud Abbas son antienne palestinienne maintes fois entendue. En mai, dans nos colonnes, Salman El Herfi, ambassadeur de Palestine en France, le rappelait à sa manière : « Si les mots existent, et ils existent depuis longtemps, les actions, elles, restent absentes. Aussi, une mesure de reconnaissance d’un État palestinien est plus qu’urgente à l’heure actuelle. Cela redonnerait espoir à une jeunesse victime jour après jour d’un meurtre de masse perpétré par une armée assoiffée de sang. » Dès aujourd’hui, à New York, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas auront l’occasion une fois encore d’en parler…Mais il n’y a décidément rien à attendre non plus de ce Président des riches et des très riches en matière aussi de solidarité internationale et de défense des Droits de l’Homme.

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