Grève et manifestations contre la loi israélienne d’apartheid

Commerces fermés, cours annulés : après les israéliens,  les Palestiniens protestaient, hier, contre la volonté de faire de leurs terres une zone d’expansion pour les juifs d’Israël.

Les rues de Jérusalem-Est occupée, comme celles des villes et des villages de Cisjordanie et de Gaza, étaient, hier, vides et silencieuses. À l’instigation de tous les partis palestiniens et du Haut Comité de suivi des résidents palestiniens d’Israël, l’ensemble des habitants étaient invités à observer une grève pour protester contre la loi votée par la Knesset en juillet définissant Israël comme « l’État-nation du peuple juif ». Un texte qui transforme les 20 % de citoyens non juifs en citoyens de seconde zone, qui ne fait plus de l’arabe une langue officielle et qui consacre la colonisation comme partie intégrante du projet israélien. La plupart des commerces, les universités et les écoles sont restés fermés. Des manifestations se sont déroulées à Ramallah, en Cisjordanie, ainsi qu’à Jatt, dans le nord d’Israël. Cette loi, qui soulève une grande opposition, y compris en Israël, comme l’ont montré les différents rassemblements qui se sont déroulés et auxquels participaient également de nombreux juifs. La loi sur « l’Etat-nation du peuple juif » inquiète d’autant plus les minorités que le document fait partie des lois fondamentales faisant office de Constitution, inexistante en Israël.

La grève visait également à montrer la solidarité des Palestiniens avec les habitants de Khan al-Ahmar, en Cisjordanie, comme l’a indiqué Hanane Achraoui, membre de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Ce village bédouin d’environ 200 personnes peut être détruit à tout moment par Israël, qui le juge illégal, malgré les appels de plusieurs États à épargner cette localité devenue emblématique de l’opposition de communautés confrontées à l’occupation et à la colonisation. Pour les Palestiniens de 1948, ceux vivant en Israël, le 1er octobre marque également l’assassinat par la police israélienne de treize des leurs qui manifestaient en 2000 en soutien au soulèvement qui venait de se déclarer dans les territoires occupés, la seconde Intifada. Une violence qui se poursuit quotidiennement : dimanche soir, le corps de Muhammad Zaghlul Rimawi, 24 ans, a été rendu à sa famille, quinze jours après son arrestation par l’armée, qui l’a battu à mort.

En Israël, les non-juifs sont indésirables

Ofra Yeshua-Lyth a étudié la littérature et l’économie à l’université de Tel-Aviv, sa ville natale. Ancienne journaliste au quotidien israélien Maariv, elle milite pour un État unique démocratique et laïque avec une totale séparation de la religion et de l’État. Et si on appliquait les critères énoncés par Emmanuel Macron (et Valls aussi) comme quoi la nouvelle forme d’antisémitisme serait l’antisionisme, Ofra  Yeshua-Lyth serait donc « antisémité ». Le litre de son dernier livre s’intitule en effet, « Pourquoi un état juif n’est pas une bonne idée ». L’actualité sur cette partie du monde lui donne raison ! Retrouvez sur le lien ci-dessous, l’intégralité de l’interview que Ofra Yeshua-Lyth a accordé ce jeudi 4 octobre au journal l’Humanité. CLIQUEZ ICI : https://www.humanite.fr/ofra-yeshua-lyth-en-israel-les-non-juifs-sont-indesirables-661658

 

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