LE REMANIEMENT SUBI DE MACRON

Le souverain Macron, au plus bas dans les sondages et Édouard Philippe, mi-premier ministre, mi- ministre de l’intérieur, pressés par une crise de défiance et à la suite de couacs répétés, prépareraient une large revue d’effectifs.  Et une huitième démission devrait accompagner ce chamboule-tout gouvernemental : Françoise Nyssen, ministre de la Cuture,  pourrait quitter le gouvernement cette semaine. Décidément le adage reste vrai : L’avenir d’un ministre, c’est d’être ancien ministre.

Au lendemain de la démission de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur, ­Emmanuel Macron était formel. « Rien de ce qui se passe depuis 48 heures ne s’apparente à une crise politique », a insisté le président de la République, mercredi, lors du dernier Conseil des ministres. Dans la foulée, toutes les voix de la Macronie ont minimisé l’événement. Après tout, de Nicolas Hulot à ­Gérard Collomb, deux ministres d’État qui claquent la porte en un mois, ce n’est pas grand-chose… Tout au plus une « péripétie », selon le mot du chef de l’État. Cette vision des choses aurait finalement fait long feu à l’Élysée. Au lieu de remplacer uniquement Collomb, c’est un remaniement d’ampleur qui se profilerait, d’après le Journal du dimanche. Le premier ministre Édouard Philippe pourrait même déposer sa démission, avant d’être renommé pour composer une nouvelle équipe. Cinq à dix personnes quitteraient un exécutif dont les effectifs seraient renforcés, avec des ministères redéfinis.

En somme, ce qui se passe généralement quand un gouvernement subit un revers électoral massif ­arriverait ici avant tout scrutin intermédiaire. Le « président des riches et des très riches», au plus bas dans les sondages à cause de sa politique antisociale et de ses sorties méprisantes contre ses concitoyens « fainéants » qui ne devraient pas avoir le droit de « se plaindre », sans oublier l’affaire Benalla puis les défections de ministres, chercherait déjà à rebondir, moins d’un an et demi après son élection. « Il faut un nouveau souffle », indique même Richard Ferrand au JDD. Le président de l’Assemblée nationale, très proche de Macron, appelle à un nouveau discours de politique générale du premier ministre, donc à un nouveau vote de confiance des députés. « La première phase a été d’une grande verticalité, mais elle était nécessaire. Aujourd’hui, nous devons davantage nous appuyer sur toutes les forces de progrès et de transformation. Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin », ajoute-t-il, jouant le refrain du changement de méthode.

Reste à savoir quels seront les départs et les arrivées de ce possible troisième gouvernement Philippe. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et celui de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, sont donnés sur le départ, entre autres. Quant au remplaçant de Collomb, c’est Jean Castex, actuel délégué interministériel aux grands événements sportifs, maire LR de Prades, mais aussi énarque passé par la Cour des comptes et secrétaire général adjoint de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy, qui tiendrait la corde. Mais quelques soient les noms des nouveaux ministres, la politique anti-sociale du souverain Macron demeurera, avec le soutien inconditionnel de ses députés-moutons…elle va même encore s’aggraver et s’accélérer !

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