MACRON : BIBI FRIC HAUTAIN…

Alors que le président avait annoncé des mesures pour lutter contre l’augmentation du carburant et répondre à la colère sociale des gilets jaunes, tout en continuant la transition énergétique, son discours flou n’a clairement pas été à la hauteur des enjeux. Son discours atteste qu’il est complétement déconnecté de ce qui se passe réellement dans notre pays. Cette fois Bibi est complétement à côtés de…ses pompes ! De leurs côtes les députés communistes ne restent pas les deux pieds dans le même sabot. Voir aussi ici l’intervention de Fabien Roussel, député du Nord et Premier secrétaire du PCF, hier à l’Assemblée nationale.

Hallucinant… Emmanuel Macron avait donc des réponses urgentes et sérieuses à apporter à deux préoccupations majeures : la colère sociale grondante d’un côté, la transition énergétique d’un autre côté, chacune conditionnant nos choix fondamentaux en tant qu’horizon. Il a donc pris la parole, l’air grave. Mais les historiens des vaines élocutions retiendront qu’il a osé affirmer qu’il n’opposait pas « fin de mois » et « fin du monde ». Et après ? Rien. Absolument rien. Le vide sidéral, que certains grands astrophysiciens observent aux confins de l’univers. Une heure de discours, c’est long, surtout pour ne répondre à aucune – mais aucune – des attentes des Français. Seule une forme de mépris atavique peut expliquer une telle indigence à mesurer la température de son propre pays, quand la fin d’un mois signifie parfois la fin d’un monde. Dans sa bouche, l’enjeu écologique est posé sans aucune ambition politique ni philosophique. Quant à l’impératif social immédiat, il est totalement passé sous silence, nié, passé au laminoir de sa toute-puissance supposée.

Les Français, gilets jaunes ou pas, doivent ressentir de la stupeur et un profond sentiment de honte à son égard ! À ceux qui réclament légitimement de pouvoir boucler leur budget mensuel dans trois jours, avec la perspective des fêtes de fin d’année déjà en tête, Macron dit : on vous donnera des nouvelles dans trois mois, après avoir réuni un énième comité Théodule. On croit rêver. Aucune mesure d’accompagnement pour soutenir le pouvoir d’achat ou réduire la fracture territoriale. Aucun signal donné en matière de justice sociale. Le voilà hors sol, déconnecté des réalités. En particulier lorsqu’il évoque le consentement à l’impôt… sans évoquer les 358 000 familles exonérées de l’ISF, alors que ces dernières, soustraites des solidarités de notre pacte social, détiennent la moitié du PIB de la France. Pendant ce temps-là, les plus modestes trinquent, leurs yeux perlent d’amertume. Nous ne devons pas nous taire, mais au contraire savoir répondre à ces peines, n’ignorant pas, une fois de plus, que nous restons en ces luttes le couteau fécond de leurs plaies. Inutile d’être devins. À l’invraisemblable mépris de Macron répondra une colère redoublée et peut-être incontrôlable. Entre lui et les citoyens de ce pays en souffrance, le divorce est prononcé.

Fabien Roussel appelle le gouvernement à rétablir l’ISF et à augmenter le Smic de 200 euros nets

Pour sa première apparition dans l’hémicycle depuis qu’il a été élu à la tête du PCF, Fabien Roussel a interrogé le gouvernement sur l’injustice fiscale et la baisse du pouvoir d’achat dans le pays. Le premier ministre a botté en touche sur la question de la fiscalité et assuré que le pouvoir d’achat allait augmenter en 2019.

Le nouveau secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a posé ce mardi sa première question au gouvernement depuis qu’il a été élu à la tête de son parti. Le député du Nord a interpellé l’exécutif sur les questions de la fiscalité et du pouvoir d’achat, lors d’une séance durant laquelle les ministres ont régulièrement été questionnés sur les revendications des gilets jaunes. « Ce sont toujours les mêmes qui paient et toujours les mêmes qui sont exonérés », a démarré Fabien Roussel, en fustigeant la décision du gouvernement de maintenir la hausse des taxes sur les carburants. Pour preuve de l’injustice fiscale dans le pays, le parlementaire a de nouveau cité un rapport sur l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), faisant état qu’il y avait 358 000 redevables à cet impôt en 2017, dont la fortune cumulée atteignait les 1028 milliards d’euros. « Et vous leur faites un cadeau de 3,5 milliards d’euros par an ! » depuis la suppression de cet impôt, s’est indigné Fabien Roussel, vivement applaudi par les députés communistes, insoumis et socialistes. Le dirigeant du PCF a dans la foulée appelé le premier ministre à augmenter le Smic de 200 euros nets au 1erjanvier 2019, en plus d’une augmentation de l’ensemble des salaires, avant de lancer au chef du gouvernement : « Quand allez-vous rétablir la justice fiscale dans ce pays ? »

Edouard Philippe a d’abord salué les nouvelles fonctions prises par Fabien Roussel. « Il ne vous aura pas échappé qui je ne suis pas membre de votre parti », a démarré le premier ministre, avant de lancer « mais je sais ce qu’il représente dans l’histoire politique française et pour le territoire qui m’a élu (Edouard Philippe a été député-maire du Havre, en Seine-Maritime, département qui compte aujourd’hui trois députés PCF – NDLR). Et donc, je vous rends hommage ». Puis est venu le temps delà réponse. Le premier ministre a cité une expertise de l’INSEE selon laquelle le pouvoir d’achat a baissé dans le pays de 2008 à 2016, et dit vouloir inverser « cette mécanique infernale ». Quelle solution privilégié-t-il depuis son arrivée ? « Que la fiscalité pèse moins sur le travail pour que le travail paie », a-t-il assené. A la gauche de l’hémicycle, plusieurs élus se sont étranglés, criant que le coût du capital pèse bien plus sur notre économie et notre modèle social que le coût du travail. Mais Edouard Philippe a assuré suivre le bon chemin. « Le pouvoir d’achat augmentera en 2019 », a-t-il promis. Quant à une hausse des salaires décidée par le Parlement, il s’agit selon lui d’une mauvaise méthode. « Nous ce que nous voulons, c’est que la croissance revienne. Nous sommes en train de faire en sorte de réduire le chômage et de traiter la question du pouvoir d’achat grâce au travail », a-t-il développé. Sans répondre au final sur l’énorme injustice fiscale qui frappe le pays, et la très inéquitable répartition des richesses qui y sont produites.

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