DEUX SOCIOLOGUES VONT A LA MESSE…

Mardi, encore une sale journée pour la planète Macron. D’un côté un président, avec une tête d’enfant de chœur qui a bu le vin de messe  et dont on sent qu’il a bien retenu les leçons de théâtre de sa professeur. D’un autre la meute de ses députés, toujours aussi allergique aux classes populaires, récitant du Macron, certains avec de moins en moins de conviction et d’autres, dont celle de notre circonscription, qui continuent d’en faire trop, les deux pieds dans la boue…iIs et elles s’embourbent ! Pendant ce temps, au lendemain e la manif des gilets jaunes, deux sociologues, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon,  décident d’assister à la messe solennelle de 11 heures à l’église Saint-Augustin, dans les « beaux » quartiers.

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, auteurs de nombreux et célèbres ouvrages, sont aujourd’hui la référence dans le domaine de la sociologie des riches.

Revenons d’abord à l’enlisement de la macronie. Le pompon, au briseur de grève, le juvénile Gabriel Attal, que la pénurie de matière grise au sein de LREM, a promu secrétaire d’État.   Ainsi il accuse  ceux qui légitimement revendiquent un peu plus de monnaies pour les fins de mois  de faire du retour de l’ISF, un  symbole. Un symbole qui pèse 4 milliards d’euros annuel tout de même.  Et il poursuit : « Les symboles n’ont jamais rempli le frigo des Français ». Pour une fois donnons raison au poupon  réactionnaire du gouvernement.  L’ISF ne remplit pas les frigos, mais sa suppression remplit les comptes en banque et fait de nombreux heureux dans les avenues Foch et Montaigne de Paris.

Au lendemain de la manif des gilets jaunes, le dimanche 9 décembre, le célèbre couple de sociologue Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon décident d’assister à la messe solennelle de 11 heures à l’église Saint-Augustin., lieu de culte, conçu entre 1860 et 1871 par Baltard, est aujourd’hui gardé par l’armée, dans le cadre du plan Vigipirate. Les deux sociologues témoignent  : «  « L’église immense est quasiment pleine de fidèles dont les apparences de classe ne permettent pas de douter un seul instant qu’ils sont venus se retrouver en famille avec de nombreux enfants pour se rassurer d’être sur le chemin de la vérité, de la justice, du droit, de la paix et de la béatitude, comme l’a déclaré le curé. Le sermon est en effet consacré, à la suite de l’évangile de saint Luc, à la marche, dans la distinction des chemins de rassemblement vers l’Étoile au grand large et de ceux de l’errance où le sens giratoire est sans fin et sans but. Ces chemins de perdition étant dans le contexte actuel des chemins de violences avec des marcheurs cassant tout sur leur passage. Après le baptême des santons, apportés par les petits enfants, le prêtre se laisse aller à quelques trivialités en rappelant, non sans quelque gêne, les déductions fiscales à hauteur de 66 % pour ceux qui auront la générosité de donner de l’argent pour le denier du culte. L’Église a même trouvé « une astuce » pour que ses chers paroissiens puissent payer par carte bancaire et obtenir sur place leur reçu fiscal. Les chants de fin de messe envahissent le bel édifice religieux dont l’intérieur mêle le néobyzantin au néo-Renaissance, et renforcent la plénitude de l’entre-soi de la bonne société dont l’interconnaissance est confirmée sur le parvis de l’église à la sortie de la messe.

Tout le monde reste et bavarde, des groupes se forment pour échanger sur les événements de la veille ; les uns racontent qu’ils ont définitivement fermé fenêtres et volets après qu’un pavé a échoué sur le canapé du salon, les autres expliquent à leurs enfants que le Monoprix a été pillé par des gens qui ne sont en réalité que des voleurs. L’évocation des blindés rassemble les jeunes préadolescents qui échangent dans l’enthousiasme d’avoir vécu des scènes de violence dans le confort et la richesse de leur vie quotidienne, toujours sous haute protection du pouvoir. Une société enjouée, malgré les événements, ravie d’être ainsi elle-même » Et de n’avoir aucun crainte, le retour de l’ISF n’’est toujours pas d’actualité. « Pas touche au riches » a promis Macron. Et ils savent que leur chef d’État tient ses promesses…faites aux riches ! Et uniquement aux riches. Ainsi la messe est dites !

 

 

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