GILETS JAUNES, MACRON JETTE DE L’HUILE SUR LE FEU

Des dizaines de milliers Gilets jaunes ont défilé samedi dans les villes de France. Le gouvernement espérait que les fêtes étoufferaient la braise. Las… La colère est trop ardente et des mesurettes ne sauraient l’éteindre. Pouvoir d’achat, ISF, RIC, les revendications ont été une nouvelle fois rappelées à l’exécutif. Et pour tenter de déstabiliser à nouveau le mouvement ce pitoyable gouvernement jette de l’huile sur le feu et n’a que comme seule réponse la violence.

Désemparée par le soutien massif de l’opinion publique au mouvement, la majorité LaREM monte en épingle les violences de petits groupes pour tenter de le discréditer. Quitte à provoquer les affrontements, comme à Sevrey, en Saône-et-Loire, où une quinzaine de manifestants ont été mis en garde à vue pour avoir bloqué un entrepôt d’Amazon, un de ces géants qui évite l’impôt et amasse des fortunes. La vidéo d’un commissaire de police frappant de bon cœur des manifestants à Toulon confirme aussi que les consignes de fermeté d’Emmanuel Macron sont prises à la lettre… Le prétexte de l’enfoncement imbécile de la porte d’un secrétaire d’État fait tourner en boucle un discours de la peur, où s’inventent les « menées de factieux ». Intelligemment, des milliers de femmes ont répliqué, hier, déterminées et pacifiques, montrant par leurs défilés l’ancrage de la protestation au cœur de la population.

Déjà, le débat national annoncé se dissout dans l’obstination du pouvoir à défendre les privilèges du 1 % de la population qui s’enrichit à pleine vitesse sur le dos des 99 %. Voilà qui menace plus sûrement la République que les revendications d’augmentation du Smic, des retraites et des minima sociaux, de rétablissement de l’ISF ou de mise en place de référendums ­citoyens. Quand la loi est mal faite, il faut la changer. C’est d’ailleurs, après les prud’hommes de Troyes, ce qu’ont rappelé ceux d’Amiens en jugeant contraire au droit international et aux conventions signées par la France la fixation par la loi Macron d’un barème plafonnant les indemnités d’un salarié licencié. L’Élysée hors-la-loi ?

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