MOINS D’IMPÔTS CONTRE MOINS DE SERVICES PUBLICS : MACRON JOUE LE CHANTAGE

A sa panoplie, le souverain Macron comptait déjà le mépris, l’insulte, la tromperie, la démagogie,  le mensonge, il vient d’y accrocher le chantage. Ça manquait ! Dans sa lettre aux Français, le président des riches et des très riches questionne en effet une « suppression de certains services publics », aux antipodes des revendications populaires, contre « une baisse des impôts ». Pour résumer, la conception du grand débat national dans les rangs de LREM, c’est « dites-nous de quoi vous avez besoin et nous vous dirons comment vous en passer » !

L’objectif du gouvernement de droite de Macron demeure la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires

«Nous ne pouvons pas (…) poursuivre les baisses d’impôts sans baisser le niveau global de notre dépense publique. » L’assertion n’appelle pas le débat. Elle est, sous la plume d’Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français, l’argument pour continuer et officialiser, avec l’aval des Français, la destruction méthodique de nos services publics. « Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? » interroge le président, poursuivant sans transition, « faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers ? ». En somme, « ce gouvernement n’a aucune intention d’infléchir sa politique et le grand débat devrait donc se résumer à choisir quels services publics doivent disparaître », résume Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics. Pour le syndicaliste, « les dés sont pipés et les termes de ce débat sont posés de façon biaisée ». Car au fond, la ligne fixée reste celle du Comité action publique 2022 (CAP22), écrit entre les lignes Emmanuel Macron. L’objectif demeure celui de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires pour une économie chiffrée à 60 milliards d’euros sur le quinquennat.

Pourtant, « j’ai entendu des gens protester contre les fermetures de petites gares, contre les fermetures de classes, contre les fermetures d’hôpitaux. Personne réclamer moins de services publics », réagissait hier Ian Brossat, chef de file PCF pour les élections européennes. Et qu’importent les aspirations profondes d’égalité qui s’expriment depuis des semaines au fil des cortèges et autour des ronds-points. Le  président des riches et des très riches va à contre-sens des aspirations populaires et des nécessités de notre pays. En usant de l’argument de la baisse d’impôts, Emmanuel Macron tente de casser ce qu’il reste de services publics, de robotiser ce qui peut l’être, c’est à dire amplifier la fracture numérique, et de privatiser le reste, à l’image des autoroutes, de la SNCF, de la Poste, de l’énergie.   Car ce que prépare Macron, qui s’engageait à balayer le vieux monde pour mieux vivre,  c’est le modèle Thatcher-Blair d’il y a 30 ans: en Grande-Bretagne, un tiers des dépenses publiques est sous-traité à des entreprises privées, aujourd’hui en grande difficulté économique.

 

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