MASCARADES MACRONISTES, BOUTEFLIKA, BARBARIN…EN DESSINS

C’est la grande braderie de l’Élysée : Française des jeux, Aéroports de Paris, barrages hydrauliques… Le gouvernement lance une nouvelle vague de privatisations dont on connaît déjà les conséquences : abandon d’activités rentables et stratégiques pour l’État, rentabilité assurée pour les groupes privés et les actionnaires.

Le gouvernement semble pris d’une frénésie de privatisations. Point commun entre tous ces secteurs ils sont extrêmement rentables. S’agit-il de faire plaisir à quelques amis fortunés ? ADP, qui regroupe les aéroports d’Orly, de Roissy et du Bourget est une véritable machine à cash : l’excédent brut d’exploitation est de 1,6 milliard d’euros pour 3,6 milliards de chiffre d’affaires. Une rentabilité qui devrait encore augmenter avec la hausse prévue du trafic aérien. À cela, il faut ajouter une autre particularité : contrairement aux concessionnaires des aéroports régionaux, ADP est propriétaire de l’ensemble du foncier, soit 6.600 hectares déjà bâtis et 412 hectares en réserve. Au prix du foncier en région parisienne, on ne s’étonnera guère de l’intérêt affiché d’un groupe comme Vinci.

Outre le fait de brader des bijoux de famille extrêmement rentables, cette privatisation pose au fond deux problèmes. Le premier est d’ordre stratégique. Aux États-Unis, pays peu suspect d’avoir enclenché une bolchevisation de son économie, les 14.947 aéroports, sont tous – oui, tous – gérés par les gouvernements locaux pour des raisons de sécurité et de souveraineté nationale. Administrer Roissy, Orly ou Le Bourget, ce n’est pas seulement gérer des commerces, des zones de duty-free ou le nettoyage des terminaux. C’est aussi – surtout – l’endroit où officient les douanes, la police, la gendarmerie. Le second problème se juge à l’aune du bilan de la privatisation des aéroports régionaux. L’ouverture du capital d’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) voulue par un certain Macron Emmanuel, alors ministre de l’Economie du socialiste François Hollande, devrait pourtant faire réfléchir. En décembre 2014, l’État français a cédé 49,99% à un groupe privé chinois. Depuis, les déboires s’accumulent. En particulier, le versement de 15 millions de dividendes aux actionnaires pris sur les réserves d’ATB a fait quelque peu tousser. « Ce n’est pas une privatisation! », ment-t-on  dans les rangs de LaREM «  c’est … « concession« . Ils nous prennent vraiment pour des débiles !!

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