MACRON ET LA CONDESCENDANCE DE CLASSE

Emportée par une violente charge policière samedi à Nice, Une responsable de l’Association ATTAC a été très grièvement blessée par la police. Sa famille a porté plainte alors que les propos d’Emmanuel Macron lui souhaitant « une forme de sagesse » suscitent l’indignation.

Comme beaucoup d’autres, Castaner fut aussi député socialiste avant de rejoindre les rangs de la droite chez les macronistes. Il est vrai aussi que Macron fut ministre de François Hollande !

Encouragée par le Président des riches et des très riches, son gouvernement et les député.es-godillots macronistes, la police frappe et frappe très fort sur les manifestants et sur tout le monde !  Pire encore, Macron, une nouvelle fois, fait état de son mépris en étant à deux doigts de justifier les coups assénés à Geneviève Legay, militante niçoise d’Attac. « Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », a-t-il osé déclarer. Selon Macron, nos retraité-es sont donc tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps. Après vouloir envoyer l’armée contre les manifestants, ira-t-il jusqu’à imposer un âge limite pour manifester ? On peut le craindre. Par contre, concernant l’âge du droit à la retraite, lui et ses sbires sont pour le différer au maximum. Devant le tollé soulevé par cet acte d’une violence inouïe, une enquête a tout de même fini par être ouverte à Nice sur les circonstances dans lesquelles cette militante d’Attac, septuagénaire, a été grièvement blessée lors d’une charge de la police en marge du cortège. Au soir de l’acte XIX, le ministre de l’Intérieur a eu « une pensée particulière » pour un policier victime d’un malaise cardiaque à Paris et pour une « manifestante blessée à Nice ». Une pudeur coutumière chez Christophe Castaner, qui réfute toute idée de violence policière. La justice en revanche s’est saisie du cas de la militante associative, qui a fini à l’hôpital. Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, a déclaré à l’AFP qu’il avait ouvert dès samedi après-midi « une enquête classique en recherche des causes des blessures ». « J’ai ordonné la saisie des images vidéo, par ailleurs d’excellente qualité, et fait des réquisitions auprès de l’hôpital Pasteur », et a aussi fait ausculter Geneviève Legay, par un médecin légiste. Cette porte-parole d’Attac dans les Alpes-Maritimes, drapeau « Paix » à la main, « a été prise en charge par les pompiers avec une qualification d’urgence relative, et, à son arrivée à l’hôpital, s’est retrouvée avec une appréciation médicale montée d’un cran, qualifiée de pronostic réservé », a précisé le procureur. Des images vidéo tournées sur place et diffusées sur les réseaux sociaux montrent que les policiers ont empêché une intervention précoce de « street medics » présents à proximité.

Encouragée par le Président des riches et des très riches, son gouvernement et les député.es-godillots macronistes, la police frappe et frappe très fort sur les manifestants et sur tout le monde !

Si une enquête a été ouverte, c’est aussi parce que l’incident s’est tenu « en dehors de la place, dans un mouvement confus des forces de l’ordre et des manifestants », et non à l’endroit où « l’ordre de dispersion avait été donné après les sommations réglementaires », avance le procureur. La famille va porter plainte pour « violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et sur personne vulnérable », a par ailleurs indiqué l’avocat de la famille, Me Arié Alimi, qui défend déjà plusieurs manifestants blessés depuis ces dernières semaines. La plainte va également « viser le préfet en qualité de complice par ordres ».

Samedi, la manifestation pour l’acte XIX du mouvement social avait été interdite dans une grande partie de Nice, au prétexte de l’atterrissage le lendemain du président chinois, Xi Jinping. Une interdiction « illégitime » pour Attac, pour qui rien « ne peut justifier d’utiliser la force contre des citoyen·ne·s qui se rassemblent pacifiquement pour exprimer leurs opinions ». Reste que la violence avec laquelle cette femme âgée a subi, à Nice, la charge des forces de l’ordre est une des conséquences des consignes délivrées par le gouvernement et en particulier le ministre de l’Intérieur. Et pour l’heure, c’est à un véritable concours de cynisme et de mépris que se livrent les membres du gouvernement. De l’Elysée à Matignon, en passant par la place Beauvau et les rangs des député.es macroniste, la condescendance reste de classe et l’idéologie très à droite !

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