POUR LE GRAND DÉBAT, LA MAJORITÉ MAINTIEN LA MODE GODILLOT

Les députés LaREM ont présenté hier des « pistes » dans le cadre du grand débat national. Mais ils insistent : c’est le président de la République qui aura le dernier mot. Instaurer un référendum d’initiative citoyenne ? Augmenter le Smic ? Rétablir l’ISF ?   Mais vous n’y pensez pas. D’ailleurs, sans même attendre la restitution nationale prévue le 8 avril,  le gouvernement et ses députés continuent d’adopter des lois décriées, sur l’école, la santé ou la privatisation d’ADP…en attendant celles sur l’allongement de l’âge de la retraite et la casse de la fonction publique.

Toutefois, l’Assemblée nationale était invitée hier à « débattre », dans le cadre de cette grande illusion qu’est le grand débat national, un processus qui n’a eu de démocratique que le nom. Aussi, à contre-courant de l’autosatisfaction béate et habituelle qui régnait sur les bancs des élus macronistes, qui se gargarisaient d’avoir déjoué les volontés émancipatrices exprimées depuis des mois dans les rues, des députés Communistes et FI ont dénoncé que l’unique objectif de cette initiative était d’offrir, sur le compte des deniers d’Etat,  une tribune au Président des riches et des très riches, au milieu d’une crise sociale qui s’éternise. L’ordre du jour d’hier appelait le débat sur la transition écologique. La messe est dite ! Côté LREM, elles et ils sont autant « écolos » que marxiste ! Deux exemples. Le 27 novembre 2017, Macron en personne avait promis que le glyphosate devait être interdit au plus tard dans trois ans. Depuis, c’est marche arrière toute dans les rangs dans de lREM! Dans un premier temps, rien n’a été inscrit dans la loi, puis la sortie du glyphosate a été repoussée à 2022, avant de l’être à 2025, pour finalement être annulée. Il faudra bien qu’un jour Madame Fiona Lazaar, députée macroniste d’Argenteuil,  nous explique pourquoi !

Mais en matière de non-écologie, le sommet de tout reste le nouveau pacte ferroviaire qu’elle et ses collègues ont voté l’an dernier. On y parle des transports, le plus gros émetteur de CO2, mais dans cet épais projet de loi, on cite zéro fois le mot « réchauffement », zéro fois le mot « climat », et zéro fois le mot « biodiversité ». En revanche, on y trouve quatre-vingt-six fois le mot « concurrence ». Concurrence, concurrence, concurrence, c’est un dogme ressassé et rabâché. Sur les bancs des députés LREM lorsque vous parlez d’écologie, elles et eux parlent « marché », « compétitivité », « rentabilité » « croissance », « renforcer la croissance », « donner un nouvel élan à la croissance », « lever les obstacles à la croissance », mais contre les pollueurs, contre les empoisonneurs, rien. Enfin, au nom des députés communistes, hier, Hubert Wulfranc a présenté des propositions pour relever le défi de la transition écologique. En premier lieu, le domaine de la mobilité des personnes, à l’origine du mouvement social, suppose un effort sans précédent pour garantir une plus grande accessibilité à des transports en commun plus propres écologiquement et moins chers d’accès (transports ferroviaires, autoroutes, bus, tramways….) Mais Il est vrai que nous avons un banquier à la tête de l’Élysée, aujourd’hui prêt à tout privatiser. Avec lui et ses sbires, la France est à vendre et l’écologie, le réchauffement de la planète, la préservation de notre écosystème…ça peut attendre !

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