L’ISRAËL, DES ÉLECTIONS AU GOUT DE CENDRES

Les résultats des élections israéliennes vont dans le sens d’un nouveau mandat pour Benyamin Netanyahou., même si ce dernier obtient le même nombre de sièges, 35,  que son principal adversaire.  Le choix des Israéliens traduit un renforcement de l’État d’apartheid,  le glissement un peu plus accentué vers l’extrême droite de leur société,  la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens  occupés, un refus très marqué de la Paix et de la création d’un Etat palestinien viable.  La société israélienne a donc fait le pire des choix : se replier sur elle-même !

Le choix des électeurs israéliens va se traduire par le renforcement d’un état d’apartheid

« Nous devrions punir les Arabes pour qu’ils se tiennent bien »,. « Tuer des Arabes est un devoir religieux. » (Source Middle East Eye) tels sont les propos entendus sur un marché et repris par un journaliste du Middle East Eye lors d’un reportage consacré aux élections en Israël. Le décor est planté. Le résultat des élections législatives est conforme à ces propos scandaleux. Même si une autre issue aurait pu au moins entrouvrir l’horizon, il convient de noter qu’aucun des grands partis ne s’est positionné dans une perspective de paix entre Israéliens et Palestiniens :   71 ans après les massacres de la Nakba, la société israélienne, dans sa grande majorité, détourne le regard et se révèle incapable d’affronter ses responsabilités historiques. Seul le parti communiste israélien, unique formation politique à accueillir dans ses rangs juifs et Palestiniens, et qui obtient 6 sièges, présentait un programme réclamant la création de deux états.

Depuis 70 ans, l’armée israélienne mène une répression féroce en Palestine occupée illégalement. Même les enfants sont incarcérés en prison dans des conditions inhumaines

Massivement soutenu par Trump et par Macron et par tout ce que la planète compte d’extrême-droite, Netanyahou avait clairement affiché la couleur sur son projet politique : disparition de tout espoir de création d’un État palestinien, annexion d’une grande partie de la Cisjordanie, maintien de la division politique entre ce qui resterait de la Cisjordanie et la Bande de Gaza, déni complet du droit au retour des réfugiés palestiniens et renforcement de l’apartheid. Si l’on y ajoute la perspective de publication du « plan de paix » de Trump qui ira évidemment dans le même sens, la menace est immense pour le peuple palestinien, et plus largement pour la paix dans cette région du monde.

Lors des manifestations de mars à mai 2018, l’armée israélienne a tué 186 palestiniens ainsi que du personnel de secours et des journalistes . L’ONU dans son rapport accuse l’Israël de crime contre l’humanité. L’Israël ose alors crier au scandale !

Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, qui gouverne avec l’extrême droite, et le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, patron de l’extrême droite de la péninsule, ont été les premiers à féliciter Netanyahou. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a refusé de dire si les États-Unis s’opposeraient à une éventuelle annexion des colonies de Cisjordanie par Israël, promise par le chef de gouvernement sortant à la veille du scrutin. Cela fait longtemps que les mots ne suffisent plus, mais cette fois la France, les États européens soucieux d’un minimum de droit, et l’Union européenne elle-même sont au pied du mur. Il est grand temps de réaffirmer la primauté du droit sur la force en reconnaissant enfin l’État de Palestine, dans ses frontières d’avant 1967 avec Jérusalem Est pour capitale. Il est grand temps de rappeler aussi que l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël n’a plus de sens puisque cet État viole systématiquement le droit international et le droit humanitaire. Ailleurs en Europe, les pays qui ont toujours si bien accueilli ce « cher Bibi », pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron, marquent le pas, incapables de la moindre critique ou de la moindre initiative au Proche-Orient.  Ce n’est pas seulement l’avenir du peuple palestinien qui est en jeu, c’est celui d’un monde où l’on pourra encore défendre le droit contre la force brute et la loi de la jungle.

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