L’ÉCOLE FAIT SA RENTRÉE !

L’heure de la rentrée scolaire a sonné ce lundi pour les élèves de l’Hexagone de la primaire au collège. A Bezons, ils étaient 3800 à franchir les grilles des 18 écoles maternelles et élémentaires de notre ville. Tout s’est très bien passé, comme ont pu le constater les élu.e.s de ma majorité présents lors de cette rentrée devant les écoles de notre ville. j’ai pu faire le même constat en accueillant parents et élèves devant le groupe scolaire Victor Hugo.  Seul petit problème, une difficulté d’approvisionnement en mobilier neuf dans quatre classes. La raison, et ce n’est pas une blague, le fournisseur a eu des difficultés à obtenir les matériaux nécessaires à la fabrication de ce mobilier.

Reste que l’essentiel pour les parents et la municipalité est bien entendu la réussite des enfants. Ce qui est loin d’être le souci du gouvernement. La France est en 72e place de tous les pays testés par le rapport Pisa de l’OCDE sur la réussite des enfants en lien avec leur milieu social. Selon le même rapport, les enfants des milieux modestes ont quatre fois moins de chance de réussite que ceux des milieux aisés. De cela, le ministre ne dit mot, sauf pour évoquer le sport ou la culture comme moyens de réduire les inégalités, ce qui ne fait que reposer le même problème dans les mêmes termes.

Mais il a inventé une formule magique. L’éducation nationale ne serait plus le « mammouth» dont parlait jadis le ministre Claude Allègre, mais un peuple de « colibris », élèves comme professeurs, le mot faisant référence à un mouvement citoyen lancé par Pierre Rabhi. Changeons notre vision du monde et le monde changera : « Tous ensemble, on peut faire bouger les choses. Les élèves vont développer les potagers dans les écoles, installer des ruches et des perchoirs à oiseaux… » Le ministre, en toute démagogie sur les questions environnementales, prend les « colibris » pour des pigeons. La réalité de sa vision, la logique de ses réformes, avec l’atomisation, l’individualisation des parcours et la reproduction Macron-compatible des couches dirigeantes, sont à l’opposé de l’ambition de l’éducation nationale, qui est d’amener tous les élèves au plus haut niveau. C’est cette ambition que, dans leur masse, les professeurs et l’ensemble des personnels veulent assumer, précisément malgré les réformes Blanquer. Ce ne sont pas les 300 euros supplémentaires par an à partir de 2020 (19,60 euros net par mois) qui vont y changer quoi que ce soit. Depuis plus d’un an, Blanquer multiplie les réformes (qui dégradent les conditions de travail du personnel en même temps qu’elles accroissent les inégalités entre les élèves.  Cette fois, il y ajoute la provocation.

 

 

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