JULIE GRAZIANI : L’HUMILIATION COMME SEUL ARGUMENT

La journaliste Julie Graziani, catholique extrémiste et homophobe, qui n’en est pas à sa première bavure , a humilié une femme, seule avec deux enfants, qui a eu l’outrecuidance de dire à Emmanuel Macron qu’elle ne s’en sortait pas avec son Smic. « Qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au Smic ? Est-ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ? Et puis si on est au Smic, il ne faut peut-être pas divorcer », a-t-elle osé dire sur LCI.

Il faut donc rappeler à cette « dédaigneuse » que 400 000 personnes de plus sont tombées sous le seuil de pauvreté en 2018 en France qui compte aujourd’hui 9 millions de pauvres, et que le principal facteur dans cet appauvrissement n’a pas été leur comportement, selon l’Insee, mais bel et bien la baisse des aides sociales, le chômage, la perte de pouvoir d’achat et la précarité salariale, commandités par le… gouvernement ! Il faut aussi lui dire que les femmes sont rémunérées entre 15 et 25 % de moins que les hommes, par injustice et non par fainéantise ! Ou encore lui indiquer que 85 % des enfants de cadres obtiennent le bac, contre 53 % pour ceux des ouvriers et employés. Le déterminisme social existe, et peut être vaincu à condition d’agir autrement qu’en crachant sur les pauvres. Mais le gouvernement, lui, préfère s’attaquer aux droits de 700 000 chômeurs, tout en supprimant l’Observatoire de la pauvreté et engage la mise à plat, par le bas bien sûr, de tous les régimes de retraite acquis au fil des luttes et du temps. 

Remettre en cause la liberté de divorcer et accuser les personnes modestes d’être responsables de leur précarité économique, ne pose aucun problème déontologique à David Pujadas, présentateur de LCI. Ce n’est pas une surprise de la part de ce journaliste prêt à tout pour son taux d’audience

Il faut dire aussi à cette journaliste, que si la pauvreté grimpe inexorablement de façon très significative depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, les PDG des entreprises cotées ont  empoché en moyenne 5,77 millions d’euros par an, leur rémunération bondissant de 12 % sur un an, d’après une étude publiée par le cabinet Proxinvest. Record battu.  Ces très grandes entreprises préfèrent rémunérer patrons et actionnaires plutôt que d’investir. Ainsi, en 2018, ils ont perçu 90 fois le salaire moyen dans leur entreprise (contre 73 fois en 2014). Dans ces grands groupes, se côtoient donc deux mondes, celui des salariés et celui des diri­geants et des actionnaires, ces ultra-riches, servis grassement par la politique bienveillante du président des riches et des très riches. Pour ses paroles répugnantes,  Julie Graziani a été virée de la revue pour laquelle elle travaillait. Souhaitons-lui de se retrouver…au Smic…dans le monde réel.

 

 

 

 

 

 

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