STOPPONS LA DEMOLITION DE NOS HÔPITAUX PUBLICS

La journée de mobilisation pour « sauver l’hôpital public » qui se déroule aujourd’hui n’est plus une simple expression de malaise ou d’inconfort des personnels. Elle est l’exigence de mesures de salut public pour une institution qui a fait la force du pays

POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LE DÉBUT DE LA MOBILISATION, LES MÉDECINS BATTENT AUSSI AUJOURD’HUI LE PAVE

L’hôpital public « s’écroule ». Ce ne sont plus seulement des syndicalistes ou des urgentistes qui sonnent le tocsin, mais 70 directeurs médicaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris qui, dans une tribune publiée par le Monde, constatent qu’ils ne sont « plus en mesure d’assurer (leurs) missions dans de bonnes conditions de qualité et de sécurité des soins ». Ils redoutent « un point de rupture irréversible ». Nous en sommes là ! La journée de mobilisation pour « sauver l’hôpital public » qui se déroule aujourd’hui n’est plus une simple expression de malaise ou d’inconfort des personnels. Elle est l’exigence de mesures de salut public pour une institution qui a fait la force du pays, a constitué un garant de santé pour tous et d’abord pour les milieux populaires, a tissé un lien social grâce auquel le pays tient debout. Pour l’édifier, se sont combinés la passion de médecins engagés, le dévouement des soignants, et la Sécurité sociale, qui a permis à la population d’y accéder. Et tout cela serait détruit au nom d’économies qui serviront à des cadeaux pour les multinationales !

L’entreprise n’a pas vu le jour sous Emmanuel Macron. La tarification à l’activité a mis un ver dans le fruit et un travail de sape a été conduit par les libéraux pour culpabiliser les patients qui solliciteraient trop l’hôpital et les personnels qui auraient désorganisé le secteur en bénéficiant des 35 heures… Foutaises. Sur la table d’opération gisent la fermeture de centaines de lits, de salles faute d’effectifs, d’unités de soins, des personnels mal payés et épuisés, trop peu nombreux pour assurer une bonne qualité de traitement des malades dans des délais décents.Un plan d’urgence s’impose qui mette fin à l’austérité financière, augmente sensiblement les dépenses d’assurance-maladie, assure de nouveaux financements et privilégie le facteur humain, les conditions de vie et de rémunération de tous les personnels. Le gouvernement a choisi pour l’heure la démission ; les soignants exigent l’ambition et c’est l’intérêt vital de toute la population.

ET DE L’ARGENT IL Y EN A !

Bruno Le Maire, ministre de économie se fait maître chanteur. « Si on fait plus de dépenses pour l’hôpital, il est nécessaire de trouver des économies en face » a–t-il hypocritement déclaré. Mais de l’argent il y en a. pourquoi le gouvernement ne renonce pas à à dilapider 37 milliards d’euros dans son budget militaire pour 2020 et prévois même d’en dépenser  40 milliards 2023.  Et pendant que le personnel hospitalier n’est même plus en capacité de faire convenablement son métier,  le couple Macron décide d’augmenter le budget de l’Élysée de 2,2 millions d’euros. Celui-ci avait déjà augmenter de près de 7 % d’augmentation entre 2017 et 2018, soit un rythme huit fois et demie supérieur à celui du budget de l’État. Et en 2018, le budget initialement prévu de 105 millions d’euros, tout de même avait été dépassé de  5,6 millions d’euros de plus que prévu.  Ce comportement purement monarchique a de quoi alimenter encore la colère de l’ensemble des salariés.

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