5 DÉCEMBRE : LA RETRAITE POUR VIVRE ET NON PAS SURVIVRE !

Ce mercredi, le gouvernement a fixé la feuille de route d’un projet dont le cap, défini ce midi par le Premier ministre, reste le même : « Il faudra travailler plus longtemps ». Et face à la mobilisation qui grandit chaque jour contre la réforme des retraite, le gouvernement perd ces moyens et dans sa lamentable propagande il ose déclarer que  ceux qui se mobilisent le 5 décembre sont des privilégies. Rien que cette insulte suffit à être du cortège dans la manifestation à Paris.   

Une autre réforme des retraites est possible, solidaire et digne du 21e siècle, capable de relever le défi de l’allongement de la vie. La grève du 5 décembre fait d’ailleurs resurgir le spectre de 1995. Un mouvement marqué par trois semaines de paralysie totale. L’exécutif avait dû faire marche arrière sur la réforme trônée à l’époque par Alain Juppé, 1er ministre. Depuis, Sarkozy, Hollande et maintenant Macon ont marché dans ses pas. Intox à foison, mauvaise foi, manipulations grossières et autres exercices laborieux de « pédagogie » : les macronistes se débattent comme de beaux diables pour tenter de convaincre les opposants à leur contre- réforme des retraites de pointer au boulot le 5 décembre. À quelques jours d’une mobilisation qui pourrait s’avérer historique, le gouvernement, aux abois, a même sorti l’artillerie lourde, chaque ministre reprenant de manière plus ou moins heureuse « les éléments de langage » dictés par l’Élysée.

Ainsi, échouant à convaincre des bienfaits prétendus de son projet, le président de la République fait mine de s’étonner d’une « mobilisation massive contre une réforme dont on ne connaît pas les termes exacts ». Et pour cause, il n’a cessé de jouer la montre pour garder le maximum de cartes dans son jeu. « Le texte de loi n’est pas encore écrit », persiflait dimanche Gérald Darmanin, en service commandé, comme si le rapport Delevoye n’existait pas. Comme si l’exécutif n’avait jamais fait part de son intention de liquider le système par répartition pour une ouverture à la capitalisation, dont nous démontrons aujourd’hui les ravages là où elle a été mise en place partout dans le monde. D’ailleurs les Français ne sont pas dupes : 64 % ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour changer le système de retraites. « Nous n’échouerons pas, la réforme se fera », s’avance pourtant Gérald Darmanin, dont l’arrogance cache mal l’inquiétude de la majorité qui sent le pays se lever.

Comme à chaque fois que la peur change de camp, le matraquage sera violent, à grand renfort médiatique et ses pénibles marronniers sur la grève qui « pénalise les Français », étant entendu que les grévistes ne sont pas français… La vérité est que les retraites sont devenues l’un des thèmes les plus chauds de l’actualité sociale mondiale. Et pour cause. On assiste un peu partout sur la planète, sous l’effet de la globalisation financière, à une offensive en règle des assureurs privés. Ils veulent ici accroître les profits des fonds de pension déjà sous leur coupe. Ils font là le forcing pour s’accaparer le magot de systèmes publics qui les font saliver quand ils échappent encore à leur emprise.

Outre Paris, des manifestations sont prévues dans 150 grandes villes en France. À Paris, cette dernière s’élancera de la Gare du Nord, passera par Magenta, République, Voltaire et terminera à Nation.

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