BLACKROCK, LE VAUTOUR ET MACRON, LE PRÉDATEUR

En juin dernier, soit quelques jours avant la remise du rapport de Jean-Paul Delevoye sur le projet de « régime universel », le fonds d’investissement Blackrock a détaillé, dans un document d’une quinzaine de pages, tout le profit qu’il espère tirer d’une réforme des retraites qui fasse une large place à la capitalisation, en s’appuyant notamment sur la loi Pacte votée au printemps par les député.es LREM sous l’impulsion de Bruno Le Maire. Le souverain Macron a rencontré à plusieurs reprises ce premier gestionnaire d’actifs de la planète. Ce dernier se disant prêt à profiter de la réforme qui menace de dynamiter notre retraite !

Bannissez de votre esprit les images de Lucky Luke et des volatiles perchés sur les pancartes déclouées de villes fantômes. Les fonds vautours ont leur rond de serviette à l’Élysée, assiettes de prix et couverts d’argent. Le plus vorace au monde, BlackRock, conseille le président, explique la politique à suivre aux ministres et tire déjà des profits sur la comète. Les retraites constituent pour lui un immense corps à dépecer en faisant glisser le système par répartition vers la capitalisation, en passant par une première étape, le régime à points commun à tous.

Une large majorité de Français continue de soutenir le mouvement et de nouveaux rendez-vous sont fixés pour que l’avenir ne devienne pas le travail sans fin ou une retraite de misère.

Le document que publie le journal L’Humanité aujourd’hui est une véritable commande sur papier à en-tête. Croyez-vous qu’un Jean-Paul Delevoye, proche des compagnies d’assurances jusqu’au conflit d’intérêts, puisse rester insensible aux demandes de cette clientèle ? Déjà, la loi Pacte a installé de quoi démembrer le fruit du travail de dizaines de millions de salariés. Le fonds BlackRock l’écrit noir sur blanc. « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup »… À coup sûr des prédateurs. Tout cela explique les contorsions, les fausses promesses ou les communications contradictoires du pouvoir. Ce ne sont pas tant des maladresses que des écrans de fumée.

Édouard Philippe va à nouveau tenter de faire passer, aujourd’hui, cette spoliation pour un summum de justice sociale. Lourde tâche quand des centaines de milliers de personnes défilent, arrêtent les trains et les raffineries, abandonnent leurs tableaux noirs ou leurs établis, pour marier la rue et la grève. Une majorité de Français soutient le mouvement et de nouveaux rendez-vous sont fixés pour que l’avenir ne devienne pas le travail sans fin ou une retraite de misère. Pour l’heure, le calcul du premier ministre se réduit à l’espoir de décrocher quelques alliés. Quant à Emmanuel Macron, il vient de prétendre devant Poutine n’avoir « pas senti d’inquiétudes » sur son projet. Il va donc falloir pousser encore plus fort !

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