MINISTRES DEMISSIONNAIRES : DOUZIÈME !

C’est le douzième membre du gouvernement à le quitter, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en 2017. Le chef de l’État accepte donc « avec regret » la démission de Jean-Paul Delevoye. Le maintien du haut-commissaire à la réforme des retraites est apparu ces derniers jours de plus en plus intenable, avec l’énumération de la douzaine de mandats dans divers conseils d’administration que Jean-Paul Delevoye avait omis de déclarer à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).  Jean-Paul Delevoye a tout de même osé dénoncer des « attaques violentes, des amalgames mensongers », tout en ne reconnaissant pour lui-même qu’une « légèreté coupable ». Les canailles de LREM n’ont déci dément aucune morale. Ainsi se tisse la trame du « nouveau monde » de Macron et Compagnie.

L’architecte de la réforme des retraites n’est que le douzième d’une liste de ministres démissionnaires depuis l’élection présidentielle, dont une majorité pour des soupçons d’affaires d’argent. Mais sa chute ne signifie pas la disparition de son projet, de bien plus grande conséquence pour les salariés que ses rémunérations indues ou oubliées. Pour que ce texte soit retiré, il faudra plus encore, des centaines et des centaines de milliers de manifestants supplémentaires, des grèves obstinées, une solidarité générale avec les combattants du quotidien, ceux des écoles et du rail, des raffineries ou des hôpitaux, des ports et des routes.

 

La journée d’action aujourd’hui pèsera lourd dans la balance, bien plus qu’une démission, pour que l’entêtement d’Emmanuel Macron à briser le droit aux retraites ne perturbe pas Noël. Tout comme Juppé en 1995, l’Élysée a choisi le calendrier pour faire un chantage aux fêtes de fin d’année et imposer une régression qui viole ses promesses de campagne, de « ne pas toucher à l’âge de départ et au montant des pensions ». Le choix n’est pas corseté par le dilemme régression ou statu quo. Des projets solidement bâtis sont avancés pour financer un système qui garantirait un progrès pour tous les salariés et ceux qui souffrent de la précarité. Ainsi le présent des jeunes, premier sacrifié par le projet gouvernemental, ne reculera pas dans le passé.

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