UN MILLION HUIT CENT MILLE !

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1,8 million de personnes (contre 1,5 le 5 décembre) ont afflué ce mardi partout en France pour la défense des retraites, à l’appel de tous les syndicats. Les confédérations syndicales se présentent en position de force pour le nouveau round de discussions avec le premier ministre, qui s’ouvre ce mercredi.  Le gouvernement est aujourd’hui au pied du mur. Son chantage au « Noel gâché » fait plouf !  Et fait trop rarissime pour ne pas le souligner, la presse de ce matin, quasiment unanime, souligne l’ampleur des manifestations d’hier dans tout le pays (voir diaporama). Vous trouverez aussi ci-dessous l’édito que signe aujourd’hui dans l’Humanité mon ami Patrick Le Hyaric.

La réplique est massive. La puissante déferlante populaire dans les rues de France, les grèves reconductibles, les assemblées générales, la diversité des catégories de salariés dans l’action, le soutien grandissant de nos concitoyens montrent le net refus de sacrifier ses vieux jours et, avec eux, la solidarité nationale. Le pouvoir doit l’entendre et retirer son régressif projet. Inégalitaire, mal ficelé, plombé par des arguments comptables, des explications contradictoires et les conflits d’intérêts, ce projet désormais rejeté par l’ensemble des organisations syndicales ne peut que dresser contre lui une majorité de Français. Le gouvernement déjà vacille, promettant une entrée en application progressive du nouveau dispositif dans… cinq ans ! Pour le quinquennat suivant ! De quoi s’étonner qu’une réforme jugée si profitable par ses concepteurs soit repoussée à la génération suivante. Le numéro d’équilibriste auquel se prête le premier ministre risque de se terminer par une mauvaise chute. La corde est trop raide, le climat social trop tendu pour continuer à jouer les ajusteurs, à bidouiller les paramètres de la réforme, quand on sait que, partout où la retraite à points a été mise en œuvre, tous les travailleurs reçoivent moins en retraite et sont contraints de travailler plus longtemps.

« C’est un projet de société », affirmait le président de la République. Si les mots ont un sens, cela ne saurait être imposé à la hussarde après avoir été mijoté dans les salons ministériels, où s’assoient plus souvent les rapaces de fonds financiers que les représentants des travailleurs. Il mérite au contraire un débat contradictoire large, national et territorial, mettant à contribution les propositions émises par les syndicats, les partis politiques et les associations. Cette indispensable respiration démocratique requiert un préalable : le retrait de l’injuste contre-réforme. L’entêtement gouvernemental trahirait des objectifs cachés, comme l’ouverture d’un large champ de la prévoyance aujourd’hui publique à l’appétit insatiable des assureurs privés. Il susciterait, par conséquent, une forte et légitime colère dont seront jugés seuls responsables gouvernement et président. La voie de la raison commande la vraie trêve : le retrait et un débat pour un projet solidaire !

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