10 MAI, JOURNÉE COMMÉMORATIVE DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE EN FRANCE

C’est le président de la République française , Jacques Chirac, qui a décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en métropole : l’occasion pour la France métropolitaine d’honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l’abolition de l’esclavage. Le président la justifie par sa référence au 10 mai 2001. Ce jour là, le Sénat adopte  la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Une loi portée par Christiane Taubira, alors députée, et qui porte depuis son nom.

Depuis 2006, nous célébrons chaque 10 mai en France la Journée nationale de la mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. L’occasion, une année encore, de rappeler l’impérieuse nécessité de se souvenir des millions d’Africains, mais aussi d’Amérindiens et Indiens, victimes de la traite qui sévit dans l’Atlantique et dans l’Océan Indien. L’occasion, aussi, de lutter contre l’oubli dont fait souvent l’objet ce lourd héritage historique. L’occasion, enfin, de commémorer l’abolition de l’esclavage en France. Esclavage reconnu comme un crime contre l’humanité depuis 2001.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 n’a pas aboli l’esclavage, contrairement à ce que l’on peut parfois entendre. Il faudra attendre un vote de la Convention sous Robespierre en date du 4 février 1794, largement stimulé par les demandes de la Société des amis des Noirs (constituée en 1788) mais également par les nombreuses révoltes d’esclaves dans les colonies européennes, à l’instar de celle de Saint-Domingue entre les 22 et 23 août 1791. Toutefois, quelques événements viendront rapidement balayer cette victoire pour les droits humains. Des territoires comme Saint-Domingue et la Martinique seront très vite envahis par les Anglais, et seuls les esclaves de la Guadeloupe pourront jouir de l’application de cette Convention. En outre, l’abolition sera de courte durée : dès 1802, Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, rétablit l’esclavage. Ce n’est que le 27 avril 1848 que le député de la Martinique et de la Guadeloupe, Victor Schoelcher, signera le décret d’abolition de l’esclavage. Cette date marque la fin officielle de l’esclavage dans les colonies françaises. Les réalités officieuses sont évidemment plus complexes.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s