Mal-logement en France : la fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme

mal logement

La Fondation Abbé-Pierre publie vendredi 1er février 2013 son 18e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France.

Le constat est alarmant :

Le rapport évalue à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri, et plus largement à près de 10 millions celles qui sont concernées par la crise du logement.

685 142 personnes « privées de domicile personnel » (133 000 sans domicile, 18 142 en résidence sociale, 38 000 en chambre d’hôtel, 85 000 dans des « habitations de fortune » et 411 000 chez des tiers)

Plus de 2,7 millions vivant dans des conditions de logement « très difficiles », sans confort ou très surpeuplés

172 847 personnes locataires de meublés.

71 188 gens du voyage ne pouvant accéder à une aide d’accueil.

Soit un total de plus de 3,6 millions de personnes « non ou très mal logées ».

La Fondation Abbé Pierre ajoute aux 3,6 millions de mal logés plus de 5,1 millions de personnes « en situation de réelle fragilité » par rapport au logement, c’est à dire occupant une copropriété en difficulté, un logement surpeuplé, ou devant faire face à des impayés. Elle évalue ainsi à plus de 8 millions les personnes concernées par des difficultés de logement.

Elle estime également que plus d’1,1 million de ménages sont en attente d’un logement social, que 3,8 millions sont en situation de précarité énergétique (chiffres 2006), que 1,3 million de locataires sont en difficulté de paiement tout comme 565 000 propriétaires (2006), et que plus de 91 000 ménages sont menacés d’expulsion (chiffres 2009-2011).

Pour Christophe Robert, directeur général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre, le mal-logement est, aujourd’hui, présent partout, il change simplement de visage selon les territoires. À l’inverse des grandes villes attractives, où règne la pénurie, les zones rurales éloignées des grandes villes connaissent, par exemple, de nombreux logements vétustes «  habités par des propriétaires parfois impécunieux, souvent vieillissants  ». En témoigne, ajoute Christophe Robert, «  la forte hausse des aides demandées aux CCAS dans les départements ruraux (+ 60 % en Indre-et-Loire ou dans le Puy-de-Dôme)  ».

Vous pouvez télécharger le rapport en cliquant ici.

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