Rencontre Valls-syndicats : beaucoup de points de discorde !

Le 11 avril, le Premier ministre recevait syndicats et patronat. La CGT et FO, après leur passage, ont réaffirmé leur totale opposition au pacte de responsabilité. La CGT a ouvert le défilé des rencontres de Matignon. Au programme de la discussion, les sujets de discordes : le pacte de responsabilité, le pouvoir d’achat, le contrôle des aides publiques et le dialogue sociale.

Sur tous ces dossiers, « le ministre nous a écouté, renvoyant les arbitrages à des négociations avec les ministres qui en ont la charge », a résumé Mohammed Oussedik, membre de la délégation. Ce fût le cas, par exemple, sur la question salariale. La CGT a réaffirmé, « le besoin d’un véritable coup de pouce au Smic », estimant que les 40 euros nets grappillés par une baisse des cotisations n’étaient pas une réponse acceptable.

Emboîtant le pas, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, est sorti « stupéfiait » de sa rencontre avec Manuel Valls. Ce dernier aurait, selon FO, affirmé que la baisse des cotisations salariales se porterait sur les cotisations vieillesse, « sans préciser comment tout ça serait compensé », ajoute le dirigeant syndical. Immédiatement, l’entourage de Manuel Valls a confirmé l’information, en tentant de déminer le terrain. « Ces exonérations n’auront évidemment aucune incidence sur les droits à la retraite de salariés » et « l’Etat compensera » ces baisses de cotisations, sans apporter aucune précision. Autre point noir : la prolongation du gel d’indice des fonctionnaires en 2015, voir même 2016. « Sur ce point, le Premier ministre n’a rien confirmé. Il a juste renvoyé à la discussion en cours entre les organisations syndicales et la ministre de la réforme de l’Etat, de la fonction publique et de la décentralisation Marylise Lebranchu », regrette Mohammed Oussedik pour la CGT.

Quant au pacte de responsabilité, et les 30 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, les deux syndicats ont senti qu’il n’y aurait pas de contreparties. « Pour Manuel Valls, l’urgence c’est de baisser le « coût » du travail pour améliorer les marges de l’entreprise, sans contrepartie sur l’emploi», relate Mohammed Oussedik. Ce que nous avons compris c’est que Manuel Valls veut le modèle allemand avec les salaires espagnols qui ont baissé de 25% depuis le début de la crise…ça fait rêver », ironise le syndicaliste. La CFDT pourtant signataire avec la CFDT du pacte de responsabilité a reconnu que sa mise en œuvre dans les branches ne s’annonçait pas comme espérer. « On a des retours de nos négociateurs selon lesquels, quand des négociations s’engagent, on est plus sur le maintien d’emplois que sur la création d’emplois », a relaté le président de la CFTC, Philippe Louis.

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