Faire face au coût de la rentrée scolaire

Les familles démunies peinent à faire face au coût de la rentrée scolaire. Les associations demandent la revalorisation de l’ARS et le classement des fournitures comme produit de première nécessité.

Non, l’école n’est pas gratuite en France, au contraire, le coût de la rentrée scolaire pèse lourdement sur le budget des parents. Les premières victimes sont 1,2 million d’enfants de familles pauvres. Une inégalité supplémentaire dans une France où, selon les enquêtes Pisa, « la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est bien plus marquée que dans les autres pays de l’OCDE ». L’association Familles de France a rendu publics ses calculs pour la rentrée scolaire. Pour un élève en 6e, son coût s’élève à 190,42 euros, comprenant la papeterie, les fournitures non papetières et les vêtements de sport. Si l’on ajoute à ce chiffre les dépenses parascolaires (transports, cantine, renouvellement de la garde-robe de l’enfant), la facture est en réalité bien plus élevée. Selon la dernière enquête de la Caisse nationale d’allocation familiale (Cnaf) en 2013, la rentrée coûterait plus de 1 200 euros aux familles. Le sommet est atteint par la rentrée des élèves en filière technique et industrielle, dont le coût dépasse les 700 euros juste pour les fournitures scolaires. Cela à une période où tombent les avis d’imposition, les factures de chauffage, les taxes foncières et d’habitation, pendant ce temps, « le pouvoir d’achat continue de baisser.

rentré scolaire 2L’allocation de rentrée scolaire est insuffisante pour les lycéens…

Pour autant, l’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui s’échelonne en fonction de l’âge de l’enfant de 362,63 euros à 395,90 euros, n’est toujours pas revalorisée. Le gouvernement justifie cela par la faible inflation, censée compenser la stagnation du dispositif. Sinistre ironie : ce sont les enfants les plus en difficulté qui sont les plus lésés. Ainsi, le versement de l’ARS s’effectue jusqu’à 18 ans. Les retardataires et les redoublants qui sont toujours au lycée après cet âge sont à la charge complète de leurs parents. Pour faire face à l’urgence, il serait urgent que les fournitures scolaires soient considérées comme des produits de première nécessité, soumis à la TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, ce qui permettrait de faire baisser leur prix

rentree scolaireL’aide des collectivités varie fortement d’une région à l’autre…

La rentrée scolaire révèle aussi les disparités géographiques. Car l’aide des collectivités varie fortement d’une région à l’autre. Ainsi, dans le Val d’Oise, le département à majorité de droite, n’apporte plus d’aide aux transports set à la restauration scolaires.  À ce niveau atteint par les inégalités, il devient donc absurde et cynique de parler d’égalité des chances, c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler ? Ce que pointe d’ailleurs un rapport de l’ inspecteur général de l’éducation nationale et intitulé « Grande pauvreté et réussite scolaire ». Mesdames Vallaud-Belkacem et Touraine et Monsieur Valls ne l’ont sûrement pas lu !

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