Quand Mélenchon monte, le Figaro transpire…

La Une du Figaro de ce matin en dit long sur le matraquage des médias dans cette campagne électorale.

Qui aurait imaginé, il y a même seulement quinze jours, que ce qui semblait impossible apparaîtrait désormais à portée de main à portée de vote et d’engagement, de débat, de conviction. La percée de Jean-Luc Mélenchon a été saluée par nombre de commentateurs qui voyaient en lui un tribun exalté comme le succès d’un homme prenant de la hauteur, maniant les références culturelles et historiques… C’est vrai sans doute, mais ce que nombre d’observateurs avaient oublié, dans leur empressement à en célébrer les obsèques pour cause d’archaïsme, c’est qu’il y avait en France une gauche. Une gauche pas seulement faite de symboles et d’oripeaux du XIXe siècle, mais représentant la force de millions d’hommes et de femmes qui, malgré leur déception, n’avaient pas fondu dans ce quinquennat socialistes de promesses liquéfiées et de soupe servie à la Finance.

Le Prado, à Marseille, dimanche 9 avril, lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon.

Les dizaines de milliers de personnes qui étaient à Marseille, qui assistent aux meetings de Jean-Luc Mélenchon, jeunes, hommes et femmes sans parti, syndicalistes, bénévoles d’associations solidaires et humanitaires, socialistes, communistes, écologistes, voire même venant d’autres horizons ne sont pas une masse indistincte suivant un « gourou » comme on a pu l’entendre, ridiculement, sur une de nos chaînes. Chacune, chacun est une force, un parcours, une intelligence ouverte et tournée vers l’avenir. La modernité sociale, politique et intellectuelle dans la France d’aujourd’hui n’est pas chez Marine Le Pen, elle n’est pas dans la France moisie de François Fillon, elle n’est pas dans le libéralisme à l’habillage high tech d’Emmanuel Macron. C’est le vieux monde, fût-ce avec un costard très cher ou bien coupé.

Dimanche 23 avril, comme tous les électeurs communistes de Bezons, mon bulletin de vote sera en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

 

Alors, politiques et commentateurs ont trouvé un nouvel angle d’attaque. Mélenchon, d’accord, mais ce serait l’écrasement des classes moyennes, la folle dépense publique. Le refrain des Échos de lundi était repris hier par Marine Le Pen, Pierre Gattaz, et le directeur de Libération. Et ce matin, c’est le Figaro qui panique et consacre pas moins de 4 pages au candidat de la France Insoumise.

Dans son éditorial, Paul Henri du Limbert,  surnomme Jean-Luc Mélenchon, Maximilien Ilitch. Ce qui à mon goût n’est pas une insulte. Et le talentueux éditorialiste de pleurnicher « il est assez navrant de constater qu’un homme au programme aussi grossièrement démagogique puisse s’attirer autant de sympathie ».  Le Figaro est beaucoup plus formel lorsqu’il s’agit de soutenir ouvertement le candidat pris la main dans le pot de confiture. Ce pilonnage contre le programme de Jean-Luc Mélenchon et contre celles et ceux qui feraient la sottise de voter pour lui va s’intensifier. Voyons-y la preuve de la pertinence de ce programme, portée par la force du peuple de gauche, de la gauche autrement, de la gauche vraiment !!

 

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