Comandante Che Guevara, assassiné il y a 50 ans.

Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA. Baroudeur éclairé, médecin, commandant de l’armée rebelle cubaine, « guérillero héroïque », communiste, internationaliste, penseur, et écrivain… sa courte existence de 39 ans a été d’une rare intensité. A l’occasion du 50ème anniversaire de son assassinat, l’Humanité consacre dans son édition de ce jour, lundi 9 octobre, un numéro spécial de huit pages (voir PDF en fin d’article) au parcours de cet homme qui a marqué l’histoire du XXè siècle, et singulièrement de l’Amérique latine, et dont les valeurs sont, encore aujourd’hui, sources d’inspirations.

Dans ce numéro spécial donc, vous pourrez plonger dans la vie et l’œuvre, riches et denses du révolutionnaire au béret étoilé. Sans idolâtrie ni momification. Vif, curieux, rigoureux, Che Guevara était un intellectuel de son temps, engagé contre l’oppression colonialiste, impérialiste et capitaliste qui défigurait son continent et le monde.  Loin, très loin des caricatures effarantes, pour ne pas dire des distorsions idéologiques malhonnêtes, qui ne manquent jamais de fleurir à l’occasion des anniversaires de sa mort et qui consistent à salir Ernesto Guevara en présentant le Che comme un « tueur », un « terroriste », un « tortionnaire », tels qu’ont pu l’écrire, au mépris de la déontologie, les journalistes Laurent Joffrin ou encore Serge Raffy. L’épaisseur des écrits que laisse derrière lui le Che témoigne de l’intelligence et du caractère visionnaire de ses analyses, comme le décrypte remarquablement l’universitaire Jean Ortiz qui est aujourd’hui en France l’un des meilleurs spécialistes de la pensée du Che.

Au fil de ces 8 pages spéciales, il est également question de la profonde amitié qui unissait le guérillero et Fidel Castro, contrairement, là encore, à ce qu’ont pu déclarer des commentateurs peu avisés de la question. Vous pourrez également lire l’entretien d’Aleida Guevara, médecin cubaine et fille du célèbre commandant, qui met l’accent sur l’importance de l’utilité sociale de chaque individu comme « meilleur héritage » reçu de son père. Un homme pour qui éthique et politique se conjuguait au présent avec exigence. Je vous invite à lire ce numéro exceptionnel de l’Humanité.

Certes, le personnage était complexe et ses choix politiques ont été discutés. Le temps a passé. Le socialisme, qu’il qualifiait lui-même de « création imparfaite », est démantelé. Mais le rebelle continue d’inspirer. À l’heure où la roue de l’histoire tourne à l’envers, où les riches sont entrés en guerre contre les pauvres, le Che et son odyssée contre l’exploitation capitaliste trouvent un écho présent, celui de la sensibilité aux injustices qui ne cesse jamais d’arrimer les combats pour un autre monde à l’idée de révolution.

POUR LIRE LE SUPPLÉMENT 8 PAGES DE L’HUMANITE, CLIQUEZ SUR CE LIEN https://www.humanite.fr/numerique/issue/006601d8-8563-47aa-a8f2-61fe9d6e1028

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