Reconnaissance de l’État Palestinien : la mise en demeure de l’État

Le 31 mars, c’est toujours avec le même plaisir que j’ai participé au banquet de solidarité organisé par mes amis de l’association Bezons West Bani Zaïd. Plus de deux cents personnes ont contribué à son succès parmi lesquels des élus municipaux de notre majorité. Aux côtés du  président l’association Bezons West Bani Zaïd, de son président d’honneur Jean Contri, de Raymond Ayivi, conseiller municipal, délégué à la Paix et à la solidarité internationale j’ai eu le plaisir d’y accueillir Hachem Khreibi, représentant de l’Ambassadeur de Palestine retenu en Palestine. Lors des traditionnelles prises de paroles j’ai tenu à revenir sur la délibération prise par notre Conseil municipal le 14 février dernier, portant sur la reconnaissance de l’État Palestinien et que l’État me met aujourd’hui en demeure d’annuler. 

En effet, aujourd’hui l’État, par l’intermédiaire de Madame la Sous-Préfète, me met en demeure de renoncer à cette délibération dans un délai de deux mois. Je me refuse d’annuler cette délibération prise majoritairement par le  Conseil municipal de Bezons. « A défaut, je me verrai dans l’obligation d’en demander l’annulation auprès du tribunal administratif » souligne le courrier qui m’a été adressé le 19 mars dernier. Cette délibération constitue en effet un nouvel acte de solidarité envers un peuple opprimé depuis plus de 70 ans et victimes des crimes de l’armée israéliennes comme en témoignent encore les massacres commis ce vendredi 30 mars sur la bande de Gaza.  

J’ai été très touché par le cadeau que m’a offert Burnat Ibrahim, de l’association des prisonniers palestiniens.

Je fais donc le choix  d’aller jusqu’au tribunal administratif. Car c’est sous le faux prétexte que cette délibération serait « étrangère à tout intérêt communal » que l’État veut bâillonner les amis du peuple palestinien, les militants de la Paix entre la Palestine et l’Israël.  Faire citoyens d’honneur Íngrid Betancourt, Aung San Suu Kyi ou bien encore le soldat israélien Gilad Shalit, comme a pu le faire la mairie de Paris, ne serait pas « empiéter sur les attributions de l’État » alors que prendre position en faveur de la Palestine et de la Paix le serait ! En dépit de cette mise en demeure de l’Etat,  la ville de Bezons, fidèle à ses traditions de solidarité, maintiendra donc avec fierté cette délibération. C’est ce que j’ai aussi précisé lors de l’interview que j’ai accordé aux chaines de télévisions algériennes présentes à  ce banquet, une fois encore, très réussi.

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