Profits : le casse du siècle !!

La part des bénéfices reversée aux détenteurs des titres des principales sociétés françaises a doublé en quinze ans, passant de 30 % à plus de 67 %. Un pillage qui ne laisse que des miettes à l’investissement et aux salariés, révèle un rapport d’Oxfam France. Et bien entendu, autre conséquence, La rémunération des PDG des sociétés du CAC 40 s’envole au détriment de celle versée à leurs employés, avec un écart moyen de 1 à 120 en 2016.

Emmanuel Macron, président jupérien des riches et des très riches en compagnie de Jean-Laurent Bonnafé, patron de la BNP Paribas. Une banque qui compte quelques antennes dans les paradis fiscaux

Toute la politique d’Emmanuel Macron repose sur une fiction : les plus riches sont entravés pour investir et améliorer le sort de tous par un lacis de lois sociales, de services publics et d’impôts. L’étude d’Oxfam France réduit à néant ce conte, aimablement repris par des médias complaisants. Durant les quinze dernières années, la part des richesses produites par les entreprises du CAC 40 que captent les dividendes est passée de 30 % à 67 % ! Un record mondial et une véritable vampirisation au détriment des investissements, de la recherche et de l’innovation, des salaires ou de la formation. La diminution de l’imposition du capital a alimenté un effet d’aubaine et les fonds d’investissement sont devenus les moteurs d’une vision à court terme que l’industrie nationale paie cash.

Les chefs de ces entreprises géantes sont poussés à modeler leurs stratégies sur l’impératif de dividendes record par des rémunérations colossales indexées sur la performance sonnante et trébuchante au profit des actionnaires. Dans leur cahier des charges figurent aussi la multiplication des formules « d’optimisation fiscale », c’est-à-dire d’évasion, et l’architecture des filiales logées dans les paradis fiscaux qui le permettent.

Pour drainer le maximum d’argent vers la finance, le gouvernement Macron travaille à colmater les tuyaux de la dépense publique qui bénéficient aux salariés, surtout aux plus modestes. Des collectivités locales à la SNCF, des APL réduites aux suppressions d’impôts pour les très fortunés… tout est cohérent et efficace du point de vue de ces méga-actionnaires qui contrôlent le CAC 40. Pour la santé de notre industrie, pour le développement durable et le bien-être de l’immense majorité de nos concitoyens, c’est une autre histoire.

Les salaires des amis du président des riches et des très richesIls sont du domaine de l’indécence. Ces salaires crèvent les plafonds, comme l’ex-PDG de Carrefour, Georges Plassat, avec ses 9,73 millions d’euros perçus pour 2016, soit 536 fois le salaire moyen de ses employés (306 fois sur la période 2009-2016), celui de LVMH, Bernard Arnault, et ses 7,83 millions d’euros (216 fois le salaire moyen chez le groupe de luxe en 2016), celui de L’Oréal, Jean-Paul Agon (9,13 millions, 183 fois le salaire moyen), ou le PDG de Sanofi, Olivier Brandicourt (9,66 millions, 171 fois le salaire moyen). Et encore, ces calculs ne tiennent pas compte du salaire médian (celui au-dessus duquel se situent une moitié des employés et l’autre moitié en dessous), plus proche de la réalité que le salaire moyen tiré vers le haut par les rémunérations les plus élevées.

POUR LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE PARU DANS L’HUMANITE DE CE JOUR, CLIQUEZ SUR CE LIEN : https://www.humanite.fr/profits-les-actionnaires-du-cac-40-realisent-le-casse-du-siecle-655190

 

 

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