Loi sur les violences sexistes et sexuelles : décidément Mm Lazaar et les siens n’ont rien compris !

Ce mercredi 1er août, à l’Assemblée nationale, ils n’étaient que 80 députés LREM sur 312 pour voter le projet de loi contre les violences sexuelles qui, pour toutes les associations féministes,  de protection de l’enfance et de très nombreuses personnalités, est une très grande déception. Toutes en attendaient beaucoup : notamment un seuil d’âge pour protéger les enfants victimes de viol,  qu’il était temps que la loi enfin se mette au niveau des violences sexuelles vécues par les enfants et les femmes.

EN FRANCE, 81% DES VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES SONT DES MINEURES

Et bien non ! Non seulement un enfant pourra toujours être déclaré consentant à une relation sexuelle avec un adulte mais la charge de la preuve n’ayant pas été inversée c’est toujours lui qui devra s’expliquer, se justifier. C’est raté pour la protection des enfants, les députés LREM n’ont écouté personne. Étaient attendues aussi  des mesures contre les violences conjugales, d’autres pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail, pour former de manière obligatoire les professionnel.le.s de santé, de la justice ou de la police ou encore des mesures pour rendre systématique l’éducation à la non-violence dès le plus jeune âge. Raté. La encore Rien !!  Ce texte de loi se révèle d’une pauvreté désarmante.  Il n’avait pour objet que de faire de la communication.  Les députés LREM, dont  bien évidement Fiona Lazaar, ont même refusé certains amendements de parlementaires comme celui qui voulait rendre obligatoire le signalement par les médecins des maltraitances subies par les enfants.

Adoptée par les députés LREM, la loi sur les violences sexistes et sexuelles, présentée par la ministre Marlène Schiappa, a un fort goût d’inachevé et est très loin de faire l’unanimité.

Rien en amont dans le domaine de l’éducation. Rien pour renforcer les moyens d’actions de la police et de la justice. Aucune proposition concrète en faveur de l’hébergement d’urgence des femmes victimes de violences conjugales.  De même, le financement des associations est totalement absent de ce projet de loi, alors que les associations mènent un combat essentiel contre les inégalités et les violences faites aux femmes. Aucun moyen sonnant et trébuchant ne soutient les quatre misérables articles de ce projet de loi. Aucun personnel supplémentaire n’a été recruté, aucune formation n’est prévue, en particulier pour les agents des services publics confrontés aux victimes.

Ce texte souffre également de l’absence d’une vision globale. Si les viols, les agressions sexuelles ou le harcèlement existent, c’est parce que nous vivons dans une société où la domination masculine reste prégnante. Pour la combattre, il faut lutter contre les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge, et consentir à donner les moyens nécessaires pour améliorer l’éducation délivrée dès le plus jeune âge. Nous déplorons également que la charge de la preuve n’ait pas été renversée, dans le cas des viols sur mineur alors qu’à la violence de l’acte subi par la victime s’ajoute celle de devoir prouver l’absence de consentement, le fauteur étant présumé avoir agi normalement.

La France consacre 0,33 euros par habitant à la lutte contre les violences. Comparativement, l’Espagne consacre 0,54 euro, donc 60 % de plus que nous, ce qui n’est pas rien.

Bref, les questions fondamentales dont les violences sexuelles ne sont pas traitées dans ce texte, ni totalement ni partiellement, car il n’y a pas le commencement d’un changement. Et pour cause : chez les députés LREM il n’y aucune  volonté politique. Cette loi témoigne de l’austérité qui caractérise ce troupeau de députés bêlant derrière leur gourou.  Avec eux nous pouvions nous attendre à  pas grand-chose et bien nous ne sommes pas déçus.  Et la question demeure. A quoi sert une ou une députée LREM ?  La troupe du Souverain Macron vient de voter une loi très éloignée des réponses attendues face à un sujet aussi grave et douloureux. Cette loi était par ailleurs la dernière à être votée avant que la session parlementaire ne s’achève pour vacances. Et cette loi témoigne d’un an de confusion délibérée, entre vitesse et précipitation, marqué par un  mépris incroyable envers le Parlement et le débat démocratique. Mais c’est là  l’idéologie même de ce gouvernement.

 

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