George P. Smith, prix Nobel de chimie et militant de la cause Palestinienne.

Le scientifique George P. Smith , « antisioniste » opposé à la « souveraineté ethnique juive sur d’autres peuples »,  vétéran du soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions, dans le cadre de son militantisme pro palestinien, est un des lauréats du Prix Nobel de chimie 2018.

Smith, qui est professeur émérite de biologie de l’Université du Missouri à Columbia, a été désigné mercredi comme co lauréat du prestigieux prix pour ses efforts de maîtrise du développement de la production de nouveaux enzymes et anticorps. L’activité politique de Smith en a fait une figure controversée à l’Université du Missouri, où il est professeur titulaire et une cible de groupes pro israéliens. On peut le voir sur le site internet controversé de la Mission Canary qui publie des dossiers en ligne sur des professeurs, des étudiants et des intervenants pro palestiniens sur les campus ; et il a été signalé par des représentants d’Israël dans le cadre du refus de laisser entrer des militants dans le pays.

Le moment où il a été le plus critiqué se situe en 2015 lorsqu’il a essayé d’organiser un séminaire avancé pour étudiants hors de son champ académique, nommé « perspectives sur le sionisme ». Le cours devrait comporter un texte central, « Le Nettoyage Ethnique de la Palestine » de l’historien antisioniste Ilan Pappé, selon un article du Columbia Daily Tribune qui disait que Smith définissait sa position comme souhaitant « que la population juive ne soit pas expulsée » mais « qu’il soit mis fin au régime discriminatoire en Palestine ». « Il est opposé » a-t-il dit, à « la souveraineté ethnique juive sur d’autres peuples ». À la suite de protestations de la part d’anciens élèves de l’université, par des groupes d’étudiants pro-israéliens et par une levée de boucliers de groupes de plaidoyer pour Israël, son cours a été annulé, et l’annulation attribuée à un « manque d’inscriptions ».

Cette controverse n’a cependant pas découragé Smith de continuer à s’exprimer publiquement. Il a continué à écrire des éditoriaux et des lettres dans des journaux sur le conflit Israël-Palestine. En Avril, il a rédigé une tribune qui condamne les actions israéliennes à Gaza, où il se présente comme membre des Centre-Missouriens pour la Justice en Palestine et de la Coalition du Missouri pour le Droit au Boycott. Smith a commencé en rapportant les propos de Moshé Dayan qui était alors le général en chef des armées d’Israël, en 1956, déclarant, aux obsèques d’un Israélien tué par des Palestiniens sur la frontière avec Gaza : « Nous ne pourrons pas planter un arbre ni construire une maison sans le casque d’acier et la gueule du canon. Ne nous laissons pas décourager par la vision de la haine qui s’enflamme… les centaines de milliers d’Arabes qui vivent autour de nous … de peur que l’épée ne nous soit arrachée du poignet et nos vies abattues ». Dans sa conclusion, Smith a qualifié le mouvement BDS « d’appel de la société civile palestinienne à la communauté mondiale de conscience pour boycotter les entreprises et les institutions israéliennes jusqu’à ce qu’Israël réfute l’abominable syllogisme de Dayan et que le peuple palestinien, y compris les exilés, atteigne la pleine égalité avec les Juifs dans leur patrie partagée ».

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