LE POUVOIR MONARCHIQUE DE MACRON DESAVOUE

L’exécutif continue de jouer la montre face aux gilets jaunes, très largement soutenus dans le pays. Hier, le premier ministre a reçu tous les partis politiques, sans rien lâcher, alors que le vote d’un budget injuste se poursuivait à l’assemblée nationale, avec des députés LREM complètement à rebours des besoins et des revendications sociales qui montent dans le pays et étalant le mépris le plus réactionnaire en rêvant au sacre de leur idole jupitérien en despote terrassant le péril révolutionnaire… La colère est aujourd’hui le sentiment le mieux partagé, alimenté par l’arrogance des troupes bêlantes du macronistes, l’opulence des puissants et le sentiment d’urgence qui étreint une majorité de travailleurs.

Ils sont sourds et pyromanes ! La majorité LaREM ne bouge pas d’un cheveu sur sa politique de cadeaux aux grandes entreprises. Hier, les députés macronistes ont adopté en lecture définitive le versement de 20 milliards d’euros de CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et de CITS (crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires) au titre de l’année 2018. De quoi jeter encore de l’huile su la feu !

Remparé à l’Élysée, Emmanuel Macron ne peut plus parier sur un pourrissement du mouvement des gilets jaunes. Désormais, chaque jour qui passe corrompt son pouvoir. Son espérance d’imposer, vite et en force, à la France populaire de payer la transition écologique et de somptueux cadeaux aux grandes fortunes vient de se briser sur une puissante exigence de justice sociale. La colère est aujourd’hui le sentiment le mieux partagé, alimenté par l’arrogance des gouvernants, l’opulence des puissants, le sentiment d’urgence qui étreint une majorité de travailleurs. Même les images de violence, répétées sans trêve par les grands médias, n’ont pas fait basculer l’opinion publique dans la peur. L’entourage présidentiel pariait que l’extrême droite prendrait le contrôle et discréditerait cette mobilisation… elle en est loin alors que tout ce qu’elle déteste vient en tête des revendications : le rétablissement de l’ISF et de l’imposition des entreprises, la hausse du Smic et des pensions, le développement des services publics, une démocratie sociale et politique élargie.

Notre pays porte en lui la fibre de l’égalité. Elle vibre plus ou moins mais toujours réapparaît. La politique suivie par Emmanuel Macron l’a réveillée. Elle fait boule de neige parmi les lycéens ou les ambulanciers. Elle secoue aussi les institutions, la représentation politique et ajoute des enjeux démocratiques aux exigences sociales. La tentative d’enterrer le problème en créant des commissions territoriales a fait long feu. Le président, qui a reçu les partis politiques hier, est au pied du mur. Il devra parler vite et moins haut. Et céder. Le temps joue contre celui qui se croyait le maître des horloges. S’il devait emboîter le pas au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a jugé nécessaire hier d’accélérer la baisse de la « dépense publique », il risquerait une motion de censure qui déborderait les bancs de l’Assemblée et deviendrait celle du pays lui-même. L’heure de la furie libérale est passée.

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