ADP : LA PRIVATISATION DE TOUS LES DANGERS

Que  248 députés et sénateurs de divers courants politiqueS aient obtenu l’autorisation  du Conseil constitutionnel  d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris constitue un camouflet pour le président de la République. Dès son passage au ministère de l’économie, M. Emmanuel Macron avait tout mis en œuvre pour céder à quelques amis ce joyau de l’État français. Mais son empressement, la faiblesse des arguments financiers comme les réseaux à la manœuvre ont cristallisé les soupçons et coalisé les oppositions.

Au cours de sa campagne des présidentielles, celui qui allait vite devenir le président des riches et des très riches, s’était bien gardé d’annoncer qu’il engagerait des privatisations une fois au pouvoir. Avec le soutien inconditionnel de ses député.es, il a fait voter ces privatisations. La dernière, celle des Aéroports de Paris (ADP) il l’a fait presque en catimini, pour pouvoir les céder à Vinci. Raté !  Devenu l’objet d’une bataille symbolique majeure, le projet, indéfendable, symbole de l’autoritarisme de Macron, vient de se casser les dents face à des députés qui misent sur un référendum. Une première. La question de ce referendum : Êtes-vous favorable ou pas à la privation d’ADP ? Nous avons neuf mois, pour recueillir le soutien de 10 % des électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 4 717 396 Français. Et pour relever ce véritable pari démocratique nous utiliserons pour la première fois le référendum d’initiative partagée (RIP).

Quel coup de tonnerre ce serait alors dans un ciel démocratique obscurci depuis les élections européennes ! Le lancement d’une pétition nationale contrôlée et organisée dans un cadre légal, demandée par 248 parlementaires de tous bords politiques et validée par le Conseil constitutionnel, ouvre une nouvelle ère de la vie démocratique française. Il voit, en outre, la création inédite d’un comité national rassemblant les forces politiques et sociales qui animeront cette bataille en faveur de la maîtrise publique d’un des plus importants atouts de la politique de transport aérien : la gestion des deux aéroports internationaux de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly. Cette instance, toute comparaison exclue avec les conditions politiques historiques, n’est pas sans rappeler le glorieux Conseil national de la Résistance (CNR), pour sa dimension d’un combat mené en commun afin de faire respecter la souveraineté populaire. Neuf mois, c’est beaucoup et c’est peu.

La mobilisation générale est décrétée. Avant qu’il ne soit trop tard et que le questionnement vienne seulement pour constater les dégâts occasionnés par une privatisation. Ce fut le cas à Turin en Italie, après l’écroulement du viaduc sous concession du privé. Ou encore avec l’augmentation des tarifs de l’énergie après les ouvertures du capital et la privatisation des grands opérateurs EDF-GDF. Les communistes et leur journal l’Humanité entendent prendre leur part dans cette bataille commune en faveur du service public et d’une conception garantissant un État stratège. Allons-y…Nous avons neuf mois ! C’est tout à fait possible !

Le dispositif de recueil des signatures en soutien au référendum d’initiative partagée (RIP) contre la privatisation d’Aéroports de Paris est publiquement présenté aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur. je reviens vers vous pour vous rapidement pour vous en présenter le mode d’emploi.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s