DESSINS DE PRESSE ET VITRES TEINTÉES ET FERMÉES

Santé, éducation nationale, ce sont les deux plus grands services publics de la nation qui sont en crise et en ébullition. Mardi, les hospitaliers étaient en grève, mettant au centre de leurs revendications la création d’emplois dans des services au bord de la rupture. Et côtés enseignants, l’intersyndicale Snes-FSU, SUD éducation et CGT, appelle à une grève de la surveillance des épreuves pour la première fois depuis 2003.

Il n’est pas bon de rouler avec des vitres teintées quand on est premier ministre et de porter des œillères quand on est commentateur. Sans doute nombre de nos confrères doutent-ils des véritables nouveautés de l’acte II proclamé par l’exécutif, mais c’est pour créditer le premier ministre d’un retour gagnant dans le jeu politique, en même temps que lui-même et Emmanuel Macron auraient eu le dernier mot face aux gilets jaunes, etc.Est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Les questions posées par ce mouvement de plus de six mois demeurent, mais ce n’est pas tout. Aucune des annonces faites par le 1er ministre et son patron n’est de nature à leur répondre, mais surtout à répondre aux mouvements de fond qui traversent le pays et qu’Édouard Philippe et ses ministres feignent de ne pas voir et entendre comme en roulant vitres fermées. Mardi, alors que les hospitaliers étaient en grève, mettant au centre de leurs revendications la création d’emplois dans des services au bord de la rupture avec des personnels au bord du burn-out, la ministre Agnès Buzyn n’a même pas daigné recevoir une délégation.

Lundi, alors que 740 000 candidats vont se présenter aux épreuves du bac, l’intersyndicale Snes-FSU, avec SUD éducation et la CGT, appelle à une grève de la surveillance des épreuves pour la première fois depuis 2003. Au centre du mouvement, la mise en cause de la réforme Blanquer, que ce dernier continue à placer sous le signe d’une école de la confiance, quand elle a été élaborée sans les enseignants et qu’ils sont sous le coup d’une surveillance de la pensée qui ne dit pas son nom avec de plus en plus de cas avérés de pression contre leur liberté de parole. À la faveur des vacances, le gouvernement espère peut-être mettre tout ça et tout le reste dans le sable. Sous la plage, les pavés.

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