CA CHAUFFE CHEZ LES POMPIERS

Depuis mercredi et jusqu’au 31 août, les sapeurs-pompiers, dont celles et ceux du Val-d’Oise,  se lancent dans un mouvement de grève inédit. Preuve de leur légitime ras-le-bol ! Premier maillon de la chaîne des secours, ils exigent une redéfinition de leurs missions et des moyens humains et financiers à la hauteur. Par courrier (PDF ci-Joint)  j’ai fait part au ministre de l’Intérieur ainsi qu’aux responsables du  Service départemental d’incendie et de secours du Val-d’Oise (SDIS) de mon total soutien à ce mouvement en y précisant, « Mon soutien est pleinement justifié car il s’adresse à des femmes et des hommes qui sauvent des vies et remplissent des missions très souvent dangereuses. En outre,  cet engagement suscite  une immense estime  de la population ».  

Les pompiers sont à bout et ils comptent bien le faire savoir. Jusqu’au dernier jour du mois d’août, les quelque 40 000 sapeurs-pompiers sont appelés à la grève. Un mouvement d’ampleur, porté par sept syndicats représentant 85 % de la profession. Une profession en souffrance, qui fait face à un nombre d’interventions en augmentation, conjugué à une stagnation des effectifs professionnels et une chute de la disponibilité du contingent de pompiers volontaires. des pompiers volontaires, confrontés à leurs propres difficultés personnelles et professionnelles, qui ont moins de temps à consacrer à leur volontariat et, face à cela, le nombre d’interventions est passé en 15 ans de 3,5 millions à 4,6 millions par an.

L’intensification des journées de travail pèse sur le moral des sapeurs-pompiers, qui doivent répondre rapidement à des sollicitations parfois farfelues et se retrouvent trop souvent  seuls face à la détresse sociale. Et de lister : les ivresses sur la voie publique, officiellement du ressort de la police nationale, qui, en sous-effectifs, passe le relais à la sécurité civile ; les personnes atteintes de lourdes pathologies psychiatriques et en rupture de traitement, finalement prises en charge par les pompiers ; les trajets en véhicules d’intervention pour transporter un patient d’un hôpital à un autre, faute de lit pour l’accueillir… autant de missions pour lesquelles les pompiers sont peu ou mal formés. En somme, les pompiers sont en bout de chaîne, tout le monde se refile la patate chaude et c’est toujours eux  qui se brûlent les doigts.

En passant à l’action par la grève, les sapeurs-pompiers (qui poursuivront, mêmes grévistes, leur travail) exigent, face à la surdité des pouvoirs publics malgré les alertes, que leurs revendications soient entendues. Parmi elles, liste l’intersyndicale, une « revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques, à 28 % au minimum », la pérennité de la caisse de retraite, ainsi que la portabilité des droits en fonction des carrières, mais, surtout, « prioriser » les questions de « santé et sécurité au travail », insistent les syndicats. Surexposés à des fumées toxiques, mais aussi à l’amiante dans certaines zones d’intervention ou encore au plomb, comme ce fut le cas des pompiers en intervention sur l’incendie de Notre-Dame de Paris, Les pompiers revendiquent un suivi médical ajusté et une prise en charge efficace. Mais, pour l’heure, toutes leurs revendications sont renvoyées aux départements, qui répondent qu’ils n’ont pas d’argent. Et Castaner, ministre de l’Intérieur, refuse toujours de les recevoir !

CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA LETTRE ADRESSE AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR : Cour-Soutien pompiers- M CASTANER

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s