GLYPHOSATE : LES MAIRES CONTRE LE POISON !

« Arrêtons d’engraisser les lobbies avec des produits qui nous tuent ». A la date d’aujourd’hui, 57 maires, essentiellement de communes rurales, ont pris des arrêtés interdisant l’usage des pesticides contenant glyphosate  L’initiative ne cesse de faire des émules partout en France, jusqu’en région parisienne, comme à Pierrelaye (Val-d’Oise), municipalité communiste de 8900 habitants, dirigée par mon ami Michel Vallade. Et hier, c’est Christian Favier, président PCF du Conseil départemental du Val-de-Marne qui a pris un arrêté bannissant l’usage du glyphosate sur le territoire.

Des mesures courageuses et sanitaires mais également cohérentes. En effet, le Val-de-Marne compte encore 1000 hectares de surfaces  agricoles répartis  sur  quinze communes,  soit  environ  4  %  de  la superficie totale du département : une surface  comparable  à  celle  des  deux grands  bois  parisiens, Boulogne  et Vincennes. Fort de son millier d’hectare exploité, le département du Val-de-Marne est en tête de la petite couronne, donnant principalement dans les grandes cultures céréalières, dans sa partie péri-urbaine, et aussi dans le maraîchage et l’horticulture qui ont fait sa gloire, tant dans les roses que les lilas ou les orchidées. Quant à la plaine de Pierrelaye-Bessancourt elle couvre une surface de culture agricole de maraichage de 2 000 hectares.

En 2018, le débat parlementaire autour du glyphosate, dans le cadre de la discussion de la loi agriculture et alimentation, avait été tendu.Certains députés, dont les communistes,  mais aussi quelques LREM,  s’étaient battus, en vain, pour que l’objectif de l’interdiction du glyphosate soit inscrit dans la loi. Le gouvernement et sa majorité parlementaire, dont la députée d’Argenteuil, Fiona Lazaar, avaient rejeté l’amendement, arguant que l’objectif de sortie d’ici à 2021 était clair et qu’il n’était nul besoin de l’inscrire dans un texte. Sauf que depuis, le président Macron a déclaré que la France n’interdirait totalement l’usage de ce poison reconnu que d’ici trois ans au lieu de deux contrairement à sa promesse (une de plus). Les élu.es LREM, zélateurs des pesticides, préfèrent servirent les profits des lobbies et les bénéfices des actionnaires dont ceux de Monsanto que se soucier de la santé des Français. Rappelez-vous que ce n’est qu’en 1997 que l’amiante fut  interdite en France, 91 ans après le rapport de Denis Auribeault inspecteur du travail affirmant les dangers de l’amiante. Non seulement 85.000 personnes sont mortes, en France, d’une maladie de l’amiante, mais entre 50.000 et 100.000 décès sont encore attendus d’ici 2050.

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