QUAND LES DÉPUTÉ.E.S LREM SE MOQUENT DES PAUVRES

Depuis vingt ans, l’Observatoire  National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (Onpes) diffuse en toute indépendance des études pour mieux lutter contre l’exclusion, qui frappe une personne sur dix en France. Le gouvernement envisage de  «casser le thermomètre» pour ne plus voir le malade !

On peut en effet mesurer la volonté de ce pouvoir macroniste de l’oligarchie de lutter contre les inégalités au-delà des sirupeuses déclarations aux décisions concrètes qu’il prend.  Et récemment de supprimer l’indépendant Observatoire des inégalités. Signe de son intention profonde de continuer à enrichir les riches, le capital, les fonds de pension, les sociétés d’assurance en particulier avec sa contre-réforme des retraites !  On en veut pour preuve l’adoption hier  de la première partie du budget d’État 2020. Au programme : cadeaux pour les plus riches et miettes jetées aux classes moyennes pour mieux faire les poches des plus défavorisés. Budget adopté par 354 voix pour et 186 contre. « C’est historique ! Nous faisons baisser l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros cette année », se sont réjouis les macronistes. « Autant de pouvoir d’achat en plus pour les Français ! » ont-ils même osé insister. Sauf que cette baisse de 5 milliards ne touchera pas les Français les plus modestes, ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu mais paient plein pot la TVA, L’impôt le plus injuste qui soit.

Mais, plutôt que de demander un effort aux plus aisés pour récupérer les 5 milliards d’euros offerts, « ce seront au final les Français les plus modestes qui paieront l’addition, avec une baisse pour les services publics, pour la Sécurité sociale, pour l’assurance-chômage, pour les aides personnalisées au logement, et une hausse des tarifs des mutuelles et des prix de l’électricité qui sera de 11 % cette année », s’est indigné Fabien Roussel. Pour le député et secrétaire national du PCF, « quand le gouvernement donne un euro d’un côté, il en enlève deux de l’autre », dès lors qu’il s’agit des plus précaires. Car l’exécutif n’entend pas bouger d’un iota sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l’instauration de la flat tax, qui ont rapporté 1,7 million d’euros à chacun des 100 anciens premiers contribuables à l’ISF.

Il n’entend pas non plus mettre un terme aux milliards versés au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, qui n’a eu aucun impact concret sur la création d’emploi. L’élu a rappelé que la France a enregistré « une hausse de 6 % de la pauvreté en 2018, quand les 500 plus grandes fortunes ont augmenté leur richesse de 22 % en deux ans, soit  400 000 nouveaux pauvres en 2018 » tout en s’alarmant et en dénonçant  le projet de  suppression de l’Observatoire national de la pauvreté, alors que le pays compte 9 millions de pauvres.  Et pour confirmer toute la démagogie de leur discours les élu.e.s LaREM ont même dans leur lancée acté la suppression de 1 000 postes au ministère de la Transition écologique et solidaire. Décidément, la démagogie atteint des sommets en Macronie !

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