LOGEMENT INSALUBRE : POURQUOI BEZONS N’EST PAS MARSEILLE

Comment lutter contre l’habitat indigne ? Un an après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne, à Marseille, un nombre croissant de maires se penchent sur ce problème qui concerne 400 000 à 800 000 logements en France et 1 300 000 personnes,. A Bezons cette bataille a été engagée depuis des années.

Un an après le drame qui a endeuillé la rue d’Aubagne, seuls 17 millions d’euros ont été versés par l’État pour résorber l’habitat indigne à Marseille, sur les 240 millions promis à l’époque. Bien sûr, chacun sait que la réhabilitation des quartiers est une affaire de temps long. Les nouveaux logements ne sortent pas de terre aussi vite que les champignons. Tarder à investir les fonds attendus, dans la ville de Marseille qui concentre à elle seule 10 % des taudis de France, est effectivement une indication lourde. Surtout si on la rapproche d’une autre information, sortie d’un rapport sénatorial tout frais sur les effets d’une mesure emblématique du quinquennat d’Emmanuel Macron : la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Aucun lien, dira-t-on ? Il faut pourtant choisir : on ne peut pas répéter sans cesse que l’argent public est rare et qu’il faut le dépenser à bon escient, et fermer les yeux sur les prodigalités accordées aux plus fortunés pendant que 100 000 personnes, prisonnières de lieux indignes d’être habités dans la deuxième ville de France, doivent attendre des années les budgets nécessaires. D’autant qu’il est question, avec l’IFI, de recentrer l’impôt sur la « rente immobilière », spécialité des marchands de sommeil.

NOTRE NOUVEAU CŒUR DE VILLE COMPTERA 40% DE LOGEMENTS SOCIAUX ET EN ACCESSION SOCIALE.

Or, que dit ce rapport ? Que sur les 228 000 nouveaux exemptés d’IFI en 2018 grâce aux règles fiscales qui exonèrent les fortunes financières, 1 317 sont détenteurs d’un patrimoine supérieur à 10 millions d’euros. Montant de la remise acquittée à ces derniers sur les finances de l’État : 143 millions d’euros. 108 000 euros par foyer et par an. De quoi s’offrir un T2 à Marseille, au prix moyen du mètre carré… Il y a des chiffres plus parlants que tous les discours. Tout comme les actes. A Bezons, la lutte contre le logement indigne se traduit par la construction de logements sociaux, tout en préservant les quartiers pavillonnaires et en maintenant les ratios de 40% de logements sociaux pour 60% en accession.  Nous pouvons aussi nous féliciter d’avoir était une des premières villes de France à mettre en place le permis de louer qui permet un contrôle sur la qualité des logements mis en location. Enfin, nos actions ont permis aussi de mettre un terme à l’activité de marchands de sommeil qui sévissaient sur notre ville. Et j’entends bien continuer à dénoncer et à lutter contre ce phénomène révoltant et contre lequel il faut agir effectivement avec détermination.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s